MARINE LE PEN FAIT PLOUF DANS SA PISCINE VIDE ET SE FRACTURE LA COLONNE VERTÉBRALE

 

Rivarol n° 3095 du 24 mai 2013

  

 

  Ce sont les mots qui ont semé l’effroi auprès des militants, qu’a prononcés Jean-Marie Le Pen lors d’un meeting à Limoges, où il remplaçait sa fille qui avait effectivement fait un plongeon dans sa piscine vide. Ça s’est passé dans sa superbe villa de Millas, près de Perpignan, qu’elle partage avec son concubin sépharade Louis Aliot. Il paraît qu’elle coupait des branches d’arbustes autour du bassin. Avait-elle bu ? Toujours est-il qu’elle a chuté d’une hauteur de 2m50, et s’est fracturé le sacrum (les dernières vertèbres composant l’ossature du bassin). Finalement, plus de peur que de mal, mais elle a dû être transportée à l’hôpital où elle a subi une intervention chirurgicale. Elle « souffre encore », mais reprend le dessus. L’issue aurait pu être dramatique. En attendant, la direction du FN mariniste n’apprécie que modérément le zèle qu’a mis son père à annoncer, urbi et orbi, la nouvelle. Certains mauvais esprits y voient la preuve que le vieux leader entend être toujours présent, en pleine forme, lui… Mélenchon a quant à lui choqué jusqu’à ses propres amis. Il a twitté, fort élégamment : « En attendant, je me casse le cul pour les ouvriers pendant qu’elle se casse le cul dans sa piscine ». Certains militants du Front de gauche se sont même demandé si son compte n’avait pas été piraté. Pas du tout. Merluche assume. Il pratique l’insulte comme Monsieur Jourdain pratiquait la prose. Sa dernière trouvaille, assez amusante, reconnaissons-le : il a comparé François Hollande, lors de la conférence de presse présidentielle, à un “dindon. Un pingouin mâtiné de dindon, ça ne s’était jamais vu…

 

 

 

Le populisme d’apparat ou la neutralisation nationaliste

Par François-Xavier Rochette

 

                 Le populisme d’apparat ou la neutralisation nationaliste 

 

 
   Il s’agit en effet d’un raz de marée, d’un tsunami. Mais la lame n’est pas physique, n’est pas tangible, ne constitue aucunement la réification d’une conscience collective forte, apte à modifier les choses en profondeur. Le papier mâché est abondant, la peinture dégorge des cartons, les masques sont épais, les échasses ajustées, le maquillage apposé à la truelle. Mais malgré la publicité incessante orchestrée par le media unique (comme il existe une pensée unique), malgré le vedettariat institué par le Système, malgré l’officialisation conforme de son statut de rebelle « tout désigné », malgré les cris d’orfraie enregistrés en studio, malgré cette phénoménale mise en scène, le Premier mai du nouveau front national annoncé par l’ensemble de la canaille journalistique n’a rassemblé que quelque 3000 ou 5000 personnes devant l’égérie systémique du néo-populisme à la « française ». Une véritable dérision spectaculaire ! Las, les cadres de l’entreprise familiale (trois générations lepénistes entouraient le commissaire politique Gilbert Collard) avaient distribué des centaines de drapeaux tricolores bon marché aux naïfs destinés à faire la claque aux bénéficiaires directs de la petite PME. Mais l’impression de dépression ou d’atonie se dégageant de la manif était bien la seule à triompher. Le charisme ne se décrète pas, et pourtant aucune magie insaisissable ne vit en lui.

       Le charisme est d’abord enfant de principes incarnés

Car ni le rhéteur ni le fanfaron ne possèdent en eux la quintessence charismatique ! Le charisme n’est pas un don comme le font croire les journaleux incultes ou les animateurs de l’Engeance. Le charisme naît chez le personnage habité, mû par une inflexible volonté de servir les principes vrais ; la volonté même ne suffit pas : Elle doit servir la vérité ! L’exposé du grand sociologue Max Weber sur les trois sortes de dominations caractéristiques dévoile implicitement cette condition nécessaire. Le pouvoir charismatique constitue un tout auquel on ne peut rien retrancher. En cela le dirigeant charismatique ne peut être l’émissaire que d’une partie de vérité, ne peut postuler la tempérance, ne peut jouer le jeu du régime qu’il prétend combattre, bref ne peut mentir à soi-même et donc aux autres. Rappelons aux primo-arrivants rivaroliens que la puissance charismatique est toujours première sur le plan chronologique et qu’elle précède apparemment l’avènement d’une domination traditionnelle pendant laquelle la vérité est enseignée et respectée dans une atmosphère plus sereine, sur une durée plus longue, une période traditionnelle où les progrès et les innovations existent mais ne peuvent remettre en cause l’ordre établi. Un autre type de pouvoir appelé domination bureaucratique par Weber semble in fine peu pertinent en tant que grille de lecture sociologique. L’apparence du froid technocratique, du « sine ira et studio » est fort trompeuse. Il ne peut y avoir de pouvoir exclusivement technocratique, il faut des postulats axiologiques (aussi faux soient-ils) pour tenir la macrostructure sociale et politique. Nous vivons actuellement l’époque du tout mensonge bureaucratique où les experts sont de fieffés hypocrites et les rebelles ou bouffons du régime élaborés en silicone industriel. Peut-être comprenons-nous mieux maintenant pourquoi le monde médiatique d’une manière générale est si dénué de talent. Non que les décideurs n’aiment point par principe le talent ! C’est le charisme qui leur fait horreur ! La condition du vrai changement, l’hétérogénéité dogmatique, les métaphores diverses et variées non de la fantaisie mais de la réalité ! L’on comprend parfaitement à l’aune de ce petit dessin didactique l’inanité plastique d’une femme superficielle comme Marine Le Pen. La belle fadaise ! Seule, incapable de fasciner le peuple (son chantre officiel pourtant…), elle est tirée par toute l’industrie du media hexagonal et désormais invitée dans les émissions où « l’on rigole » entourée d’invertis et de cocaïnomanes. Tout cela a un prix comme la Peau de Chagrin, la jeunesse, l’argent, la renommée et les photographies dans les magazines. Voilà ce que l’on pouvait trouver sur le site Internet du FN la semaine dernière : « A l’heure où la justice allemande se penche non sans courage sur la responsabilité de la division SS Das Reich dans ces massacres, en lançant depuis peu une enquête pour crime de guerre contre les six suspects toujours en vie qui appartenaient à cette unité blindée, le Rassemblement Bleu Marine s’alarme du possible abandon d’une part insigne des vestiges d’Oradour-sur-Glane, qui seraient ainsi sacrifiés sur l’autel des restrictions budgétaires : devant cette perspective inconcevable, il réclame avec force des pouvoirs publics qu’ils s’engagent franchement à doter l’intégralité du site d’Oradour-sur-Glane des moyens financiers permettant d’en assurer la préservation durable. Sur cette affaire qui malmène une fois de plus l’intégrité du patrimoine historique de la France, qu’il appartient à chacun d’entre nous de respecter avec une égale rigueur, le gouvernement Hollande ne saurait davantage fuir ses responsabilités vis-à-vis des Français en refusant plus longtemps de prendre clairement position ». Lignes conformes écrites par Karim Ouchikh, conseiller de Marine Le Pen à la Culture, à la Francophonie et à la Liberté d’expression et Président exécutif du SIEL… Où l’on s’aperçoit que la dédiabolisation désirée par l’héritière de Montretout est fort aisée. Puisqu’il s’agit, en somme, de conformer la ligne du vieux FN à la doxa obligatoire. Il suffit d’écouter les bonnes personnes aux bons moments et bien sûr de respecter les directives de ceux qui « savent ». « Là dans l’intimité d’un petit appartement en duplex, le 8 avril, un repas organisé chez Paul-Marie Coûteaux (vrai patron d’Ouchikh), réunit quelques convives, parmi lesquels Marine Le Pen et Philippe Martel. » Martel est l’ancien chef de cabinet du mondialiste bien élevé Alain Juppé au Quai d’Orsay. « Marine Le Pen, soucieuse de ne pas veiller tard (de qui se moque-t-on ?), quitte la soirée vers 22h30. Non sans que l’ancien conseiller d’Alain Juppé lui ait proposé l’envoi d’une note. Comme ça, pour aider. » Les articles de L’Express sont souvent intéressants lorsqu’ils concernent la fille de Jean-Marie Le Pen. Le magazine aux couvertures triangulaires systématiques consacre désormais des pages et des pages à cet outil du Système dont la fonction sert à désactiver le potentiel révolutionnaire « des exclus » et de « ceux qui souffrent ».

Une vacuité vécue sereinement

Mais l’Engeance est bel et bien confrontée à un problème né tout naturellement. Comment peut-elle soutenir durablement la marionnette tout en cultivant sa nécessaire image iconoclaste, condition de son pouvoir de fascination ? Comment préserver la réputation du Golem quand on l’encourage (comme le font Franz Olivier Giesbert ou le délicat Stéphane Bern) et le défend publiquement, propagande oblige ? Une Engeance qui voudrait un FN aussi attrayant qu’un vrai mouvement hétérogène mais au sein duquel l’on ne trouverait que des membres châtrés, dévirilisés, tenus, comme une vieille gaupe à la retraite tiendrait ses greluchons. Pour ce faire, elle crée des scenarii qui dictent le déroulement même d’émissions que tous les péquins croient honnêtes et sérieuses, des émissions d’information, nous dit-on… Tous les six mois, les téléspectateurs ont ainsi droit à leur match de catch opposant la très fatiguée Marine Le Pen (l’éreintement consécutif à une comédie qui n’a que trop duré) qui abuse visiblement des produits cosmétiques, à Anne-Sophie Lapix, jolie, sémillante et très servile animatrice de Canal plus. Encore une chamaillerie jouée (et en l’occurrence fort mal jouée) pendant laquelle Marine Le Pen traita son intervieweuse de « commissaire politique » à plusieurs reprises… Comme si ses purges innombrables au Front National l’avaient vaccinée contre l’insulte politique… Si, taquin, nous avions un sale conseil à lui donner, ce serait de prendre quelques cours de comédie style « téléréalité » afin de redonner au moins un peu de lustre à une baudruche bien ternie.

      L’ersatz patriotique ? Simplement un espace politico-commercial à occuper quand l’Engeance le veut bien.

Ne sont-ils pas pénibles tous ces nationalistes qui osent dénoncer la pantomime mariniste ? Chut ! Nous ruchonnent tous les Roger-bontemps, invertis, francs-maçons, potiches éhontés de Conseils Régionaux inutiles, chut ! Hein ? Quels intérêts devrions-nous préserver, quelles causes devrions-nous défendre par notre silence ? Les rares « petits », élevés dans la pouponnière frontiste du FNJ, hier dynamique faisceau de jeunes radicaux qui se riaient du danger, sont sélectionnés, eux-aussi, semble-t-il, en fonction de critères d’une inquiétante modernité ! Comme s’il n’y avait absolument plus rien à préserver. Le numéro 1 de la juvénilité frontiste, Julien Rochedy, s’est lâché pour L’Express, encore une fois… Incroyable comme les démocrates marinistes sont prolixes lorsqu’ils sont interrogés par le reporter du magazine, le bien nommé Tugdual Denis ! « Quand j’étais en Cinquième, je voulais être hippie ou rappeur, et je détestais la France. (…) Je m’adapte à mon temps. Si l’on veut triompher dans son époque, il faut l’épouser. » Puis notre alter-rappeur explique que l’étiquette frontiste lui donne un « côté rebelle » qui plaît bien aux filles, alors que « ses vrais amis ne sont pas au Front national ». Une manière de dire, peut-être, qu’il n’est pas homosexuel sans heurter les grands chefs auxquels il doit rendre des comptes ? Enfin, l’atomisation morale, le ramollissement des troupes, la « néo-ringardisation », la « beauferie » du mouvement atteignent de tels niveaux que même notre bon L’Express (« Jusqu’où mènera la banalisation poussée à l’extrême ? ») s’alarme et s’inquiète d’une dédiabolisation qui pourrait écorner l’image d’un FN « sulfureux » attirant, en les chloroformant, les petits, les délaissés, les oubliés, les enragés, les « prérévolutionnaires ». Il ne faudrait quand même pas démonétiser ce fabuleux instrument du Système, énorme camp d’attente éternelle, et d’extinction, du nationalisme orthodoxe.

                                                                                                 François-Xavier Rochette

 

 

Paris – Dimanche 12 Mai 2013 – Hommage à Jeanne D’arc

Le dimanche 12 mai 2013 à Paris, se rassembleront les nationalistes français pour commémorer la mémoire de Jeanne d’Arc.

Le rendez-vous est fixé à 10h Place Maurice Barrès.


 

 

Répression contre un nationaliste

Le responsable des JN Lyon renvoyé devant un juge d’instruction

http://jeunesses-nationalistes.fr/wp-content/uploads/2013/04/jn-lyon.jpgIl comparaissait ce jeudi devant la chambre des comparutions immédiates pour une affaire de rébellion. Alexandre Gabriac, conseiller régional, avait appelé à la mobilisation pour soutenir le responsable des Jeunesses nationalistes lors de son procès.

C’est devant une salle d’audience largement composée de ses partisans, qu’il a répondu aux faits qui lui sont reprochés, mais qu’il nie en bloc. Alors que le procureur de la République requérait une peine d’emprisonnement avec sursis, le juge a préféré renvoyer le dossier au parquet aux fins de saisine du juge d’instruction. Une information judiciaire a donc été ouverte, pour permettre de plus amples investigations.

Pour rappel, mardi soir un rassemblement avait été organisé place Bellecour, pour fêter l’adoption de la loi sur le mariage pour tous. Plusieurs membres des Jeunesses nationalistes s’étaient retrouvés pour une contre-manifestation, très encadrée par les forces de l’ordre. Le responsable des Jeunesses nationalistes aurait alors tenté de résister avec violences à son arrestation.

Vendredi dernier, le responsable des Jeunesses nationalistes avait déjà été placé en garde à vue, avec Alexandre Gabriac, lors d’une opération coup-de-poing menée devant le siège du parti socialiste, cours de la Liberté à Lyon.

« FN… tout ça pour ça !  » conférence d’Anne Kling

Conférence d’Anne Kling sur le LTS  le 19 Février 2012.

 

 

Separation du temple F:.M:. et de l’Etat

Vidéo de l’action anti-franc-maçonne menée samedi 13 avril à Amiens

Samedi13 avril à 10h30, était organisée une conférence de presse devant un lieu de réunion habituel des huiles franc-maçonnes d’Amiens et de Picardie. Comme il fallait s’y attendre, aucun journaliste n’est venu. Sûrement ont-ils reçu cette consigne des loges qu’ils fréquentent eux-mêmes.

Pour autant, Thomas Joly, secrétaire général du Parti de la France, Yvan Bénédetti, président de l’Œuvre Française, et Werner Riegert, chef du Picard Crew, accompagnés de militants nationalistes, ont déployé une banderole qui appelait à la séparation de l’État et de la franc-maçonnerie et ont expliqué la raison de cette action.

 

L’impudence de Marine Le Pen

Et voila maintenant que notre présidente, sur BFM, remercie les balances du systeme (dont on finira par croire qu’elle fait parti) dans leurs dénonciations des nationalistes!

On peut noter la gène de Nicolas Bay provoqué par les propos de Marine.

Les comptes suisses de Le Pen

Dans la rubrique tous pourris, pour attaquer Jean-marie Le Pen, les journalopes nous ressortent cet article de Swiss info, vieux d’avril  2002 :

Les comptes suisses de Le Pen

Selon son ex-épouse, Jean-Marie Le Pen disposerait dans les banques suisses d’un trésor de 10 millions de francs. Mais le chef du Front national nie.

En décembre 1997, Pierrette Le Pen, qui a quitté le dirigeant d’extrême droite, choisit l’hebdomadaire genevois GHI pour accuser son ancien mari de frauder le fisc. Elle estime cette fortune cachée dans des banques suisses à au moins 40 millions de francs français de l’époque (10 millions de francs suisses).

D’où provient cet argent? D’un héritage de la famille Lambert, possédant les ciments du même nom. Dans des circonstances très controversées, Jean-Marie Le Pen reçoit un magnifique hôtel particulier à Saint-Cloud, estimé à 5 millions de francs. Il s’agit de la partie visible.

La partie invisible se trouvait, selon Pierrette Le Pen, à l’UBS. Aidé d’un avocat, le leader du Front national (FN) aurait pris l’argent pour le placer à la banque Darier.

«Nous avions plusieurs valises de billets, raconte-t-elle. C’était impressionnant. Nous avons effectué le transport nous-mêmes.»

 

Des «petits nègres»

Pour faire venir l’argent en France, Jean-Marie Le Pen téléphonait d’une cabine publique à un ami en Suisse. Selon un code établi, une liasse de 10 000 francs français était appelée «un petit nègre». Détail piquant pour un homme politique soupçonnée de ne pas porter dans son cœur les étrangers.

Toutefois, le candidat à l’élection présidentielle a toujours démenti, parlant de «calomnies». Mais François Laya, un ancien collaborateur du gérant de fortune genevois Jean-Pierre Aubert, a lui aussi accusé Jean-Marie Le Pen d’avoir déposé à trois reprises, 15, puis 20, puis 10 millions de francs français (soit 11 millions de francs suisses) sur des comptes en Suisse.

«A deux reprises, ces fonds ont été remis à M. Aubert, à Genève, dans un bistrot du quartier des banques», déclare-t-il, ajoutant que l’argent avait été apporté par Jean-Marie Le Pen lui-même, «accompagné de deux personnes qui assuraient sa sécurité». Une société écran aurait été créée pour camoufler les fonds.

Dans un document en date du 10 mars 1981, et que swissinfo a pu se procurer, le nom de Jean-Marie Le Pen apparaît bien sur le compte numéro 386.047.00 W, ouvert à l’UBS à Genève. L’autre propriétaire du compte est un éditeur français, Jean-Pierre Mouchard, établi depuis de longues années en Suisse.

 

Une association de collecte de fonds

Jean-Pierre Mouchard est l’un des plus vieux amis de Jean-Marie Le Pen. On retrouve également son nom à la direction de la Cotelec, une association créée en 1991, chargée d’encaisser les dons que les militants et les sympathisants envoient au FN.

«J’avais accepté ce poste pour rendre service à Jean-Marie Le Pen. Toutefois, je n’étais qu’un trésorier nominal de la Cotelec. Je n’en ai jamais contrôlé les activités», assurait Jean-Pierre Mouchard en 1997. Il avait alors décidé de démissionner de ce poste, afin d’éviter «un risque de confusion entre les affaires de Le Pen et les miennes».

La presse française – qui consacre depuis le premier tour de l’élection présidentielle de très nombreux articles à la situation financière du dirigeant du Front national – souligne qu’il y aurait confusion entre ses comptes personnels et ceux de son parti.

Détournant l’un des slogans du FN, l’écrivain Guy Konopnicki – auteur des «Filières noires» consacré aux réseaux financiers de l’extrême droite – jure que Le Pen, ce n’est pas «La France d’abord», mais «Le francs suisse d’abord».

                                                                                                       swissinfo/Ian Hamel

 

Entretien avec Pierre Sidos

La revue politique Charles publie mercredi une longue interview de Pierre Sidos.

Le JDD.fr, 2 avril 2013:

Le dernier pétainiste de France

La revue politique Charles publie mercredi une longue interview de Pierre Sidos, pierre angulaire de l’extrême droite radicale des 60 dernières années en France.

Il a collaboré pendant la Seconde guerre mondiale, a incendié le siège du Parti communiste en 1956, avait proposé son aide pour renverser De Gaulle en 1961, assure d’avoir participé à l’attentat du Petit-Clamart contre le président en 1962. Il est nationaliste, antisémite, négationniste, raciste et anticommuniste. Et encore pétainiste et fasciste. Pierre Sidos a surtout fondé et entretenu pendant plus de 45 ans un groupuscule : l’Oeuvre française, dont des militants ont aussi toujours leur carte au Front national. Le trimestriel politique Charles publie, dans son numéro 5, disponible mercredi, une longue et rare interview de celui qui fut, un temps, l’équivalent de Jean-Marie Le Pen au sein de l’extrême droite française.

Habitué à la clandestinité – il a fait sept ans de prison – , Pierre Sidos, 86 ans, explique dans cet entretien (condensé de treize heures d’interview) avoir refusé l’héritage d’Hubert Lambert, qui a fait par la suite la fortune de Jean-Marie Le Pen et a rendu possible son aventure politique. Il marque aussi sa différence avec le premier parti d’extrême droite. Pour son camp, « l’expression électorale c’est le FN, l’expression doctrinale, c’est l’Oeuvre française », car, contrairement au FN, il refuse « cette pseudo-démocratie ».

Madelin, Devedjian, Bohringer

S’il a soutenu Bruno Gollnisch lors de l’élection à la présidence du Front, c’est notamment parce que Marine Le Pen est une femme. Mais il assure que son mouvement a encore des troupes au sein du parti, même après l’exclusion de certains d’entre eux. « Nous sommes sans doute plus informés sur ce qui se passe au Front national que Le Pen lui-même. De nombreux militants de l’Oeuvre française appartiennent encore au FN, n’en déplaise à Marine Le Pen. » Anti-républicain, il veut faire « évoluer le système vers un système comparable à celui de la papauté. Un ensemble de dirigeants politiques coopterait d’autres dirigeants. Un mouvement comme l’Oeuvre française constitue une élite politique qui serait à même de remplir ce rôle. »

Dans cet échange sans filtre (pour que les lecteurs « puissent prendre la mesure de la radicalité des valeurs d’un courant idéologique tel que celui de l’Oeuvre française », explique l’auteur), Pierre Sidos raconte aussi les débuts politiques, sous son aile, de Gérard Longuet, Alain Madelin, Hervé Novelli et Patrick Devedjian dans le mouvement nationaliste Occident. Tous venus à lui par anticommunisme ou par réaction à la crise d’Algérie. Il se remémore ses « bonnes relations » avec Jacques Toubon et l’ancien ministre de l’Intérieur de De Gaulle, Michel Poniatowski. Il exhume également le bulletin d’adhésion d’un certain Richard Bohringer à Jeune Nation, en 1958, après la dissolution du mouvement et alors que l’acteur n’avait pas 17 ans.

Charles, numéro 5, avril 2013 (éditions La Tengo), 162 page

Mercredi 27 mars 2013 Yvan Bénédetti sur Radio Courtoisie ce soir

A l’occasion de son procès, qui se déroulera jeudi 28 mars devant la 10ème chambre du TGI de Paris, Yvan Bénédetti, président de l’Œuvre Française, sera l’invité du Libre Journal de Martial Bild à 20h sur Radio Courtoisie.

Pour écouter Radio Courtoisie en direct, cliquez ici.