Pour les vacances, nous vous conseillons d’emmener dans vos valises ces deux livres :
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Bruno Gollnisch: Nationalistes de tous les pays, unissez vous!
Minute n° 2554 du 7 mars 2012:
Sur le parlement européen: Le double jeu du Front national au Parlement européen et Marine Le Pen est la première… oui, mais en absentéisme !
Sur Bruno Gollnisch: Un drôle de paroissien, Bruno Gollnisch sur la touche: modestes protestations et Bruno Gollnisch privé d’antenne
Un livre néo marxiste ?
Par Yvan Blot, énarque, ancien du Front National, le 4 mars 2012
Dans son livre, Pour que vive la France, Marine le Pen ne cesse de faire référence à des penseurs et des politiciens de gauche. La candidate FN sous influence marxiste ? Un ancien du Front National revient sur son ouvrage, page après page.
Le dernier livre de Marine Le Pen surprend. Il n’est même pas « de gauche », mais il est carrément marxiste. En gros, le marché (qui serait une « invention » : sic page 89) est le mal absolu, et l’Etat est le bien absolu. Marx, c’est la synthèse d’Hegel et de Feuerbach : le culte de l’Etat et le rejet du christianisme. Le livre reprend le premier thème à satiété. Il n’exclue pas le deuxième mais se limite à quelques sous-entendus discrets. Il comprend deux partis, l’une pour désigner l’ennemi, l’autre pour apporter des solutions.
L’ennemi est un ennemi de classe
Qui est l’ennemi ? L’islam radical et terroriste ? Marine n’a pas un mot sur ce sujet. L’ennemi serait-il, sinon l’immigré, l’immigration illégale et de masse ? Pas du tout ! L’ennemi, c’est « le mondialisme ultralibéral » (page 31). Les Trente Glorieuse après 1945 ? Pour elle, c’est grâce aux nationalisations de la Libération, (accomplies sous la pression communiste) et grâce au Commissariat au plan ! Si c’était vrai, comment se fait-il que l’Allemagne et la Suisse ont mieux réussi que nous ?
En page 41, Marine Le Pen fait une analyse marxiste orthodoxe de l’économie : « pour que les classes populaires et les classes moyennes bénéficient de la croissance, il fallait bien que le secteur financier et les actionnaires voient diminuer corrélativement leur part de la plus-value ainsi produite. Cela entraînait une baisse du taux de profit et une réduction parallèle des inégalités ». La notion de création de valeur ajoutée est absente. Il y a une plus value (terme de Marx) qui va aux salariés ou aux actionnaires : marxisme primaire s’il en est !
A la page suivante intitulée « l’économie du diable » (sic), trône une citation du président de gauche américain, Roosevelt qui compare l’argent organisé au crime ! Marine fustige « le culte du veau d’or » et appelle Marx à la rescousse : en page 61, elle cite « Le Capital » de Karl Marx : « Pour le capitaliste financier, le processus de production apparaît comme un simple médiateur inévitable, un mal nécessaire pour faire de l’argent ».
Selon elle, la réforme de 1973 « a eu pour effet de transférer largement aux banques privées le droit régalien de création monétaire appartenant depuis des siècles à l’Etat national » Marine Le Pen n’a jamais entendu parler de la monnaie scripturale créée par les banques privées depuis le moyen âge au moins ! Un étudiant de première année de licence en sait plus qu’elle sur le sujet !
L’Europe de Bruxelles, l’immigration, autant de méfaits du mondialisme selon elle. Elle cite page 85, l’obscur philosophe d’extrême gauche Francis Cousin dans son livre « critique de la société de l’indistinction ; commentaires sur le fétichisme marchand et la dictature démocratique de son spectacle » (Editions Révolution sociale » sic) qui critique les « trotzko altermondialiste pro immigrés ». Marine anti trotzkyste ? Oui comme son conseiller « laïcité » Bertand Dutheil de la Rochère ancien chef stalinien des étudiants communistes dans les années 68 qui semble la dominer intellectuellement.
Page 89, « Marine La Rouge » cite le philosophe structuraliste gauchiste Dany Robert Dufour (livre : le divin marché) qui écrit cette énormité : « l’invention du marché par Adam Smith procède de la théologie (..) il serait peut-être temps qu’on s’aperçoive que le capitalisme procède lui aussi d’une métaphysique ». Le marché est un lieu ou l’offre et la demande d’un produit se rencontre : il a toujours existé. C’est un fait brut de la vie des hommes. Comment peut-on prétendre que l’économiste Smith l’a inventé ? On est en plein délire !
La page d’après décrit l’Eglise catholique comme « caution idéologique de la monarchie absolue » : les croyants apprécieront cette réduction de l’Eglise à une arme idéologique des puissants, ce qui est la thèse marxiste, là encore. Un peu plus loin, Marine écrit : le mondialisme, c’est un Évangile, mais c’est un Évangile qui se veut scientifique » : difficile de mépriser plus l’Évangile !!! Page 93, la science économique serait « une vaste fumisterie ». Marine, comme la révolution française, n’a pas besoin de savants !
Selon Marine, « le mondialisme est donc la métaphysique du divin marché, au service de la nouvelle aristocratie mondiale qu’est l’hyperclasse mondialisée (..) elle n’est que l’idéologie d’une classe dominante internationale mondialisée qui évidemment ne peut se réformer puisqu’elle bénéficie de la situation ». C’est du pur Karl Marx : le capitalisme devient impérialisme mondial et c’est l’ennemi des travailleurs !
Cet ennemi de classe est désormais antinational.
Le 2ème chapitre du livre de Marine Le Pen traite de la diabolisation de la Nation. Cette fois, on semble retrouver le vieux Front National, sur un thème qui d’ailleurs n’est pas sans arguments. Mais cela commence par une citation de Serge Halimi, fils de la féministe Gisèle Halimi, chevènementiste pro avortement. Serge Halimi est un journaliste du très gauchiste « Monde Diplomatique ». Dans son livre « le grand bond en arrière » il écrit : « le marché s’installe, y compris dans nos cerveaux, obligés de comparés en permanence les prix et les services ». Hallucinant ! Qui ne compare pas, et heureusement, les prix et les services ? Le marché est une réalité : il ne s’installe pas ; il a toujours existé ! Page 105, Marine défend l’impôt : « la sourde déligitimation de l’impôt y compris à gauche rend plus difficile les efforts de redistribution » : Marine devrait aller dans les pays de l’Est y compris la Russie qui ont un impôt sur le revenu à taux unique la flat tax à 13% pour la Russie). Elle semble ignorer que la France est le pays le plus opprimé du monde par l’impôt et que cela ruine notre compétitivité et créé du chômage !
Critiquant le social-traitre Rosenvallon, pas assez à gauche pour elle, elle défend alors Marx mordicus : « l’internationalisme de Marx ne consiste pas en une détestation des Nations mais en réalité, en une coordination internationale de luttes menées par les classes populaires dans leur cadre national » : non, ce n’est pas du Georges Marchais, c’est du Marine La Rouge !
Autres intellectuels adorés par Marine, le socialiste anglais Georges Orwell qui avait combattu Franco pendant la guerre d’Espagne au sein du POUM (parti ouvrier d’unification marxiste). Mais celui qui a sa préférence est le philosophe français Jean Claude Michéa, fils de communiste, communiste lui-même, membre du PCF jusqu’en 1976 qui se veut aujourd’hui : « socialiste communautarien » (sic). Michéa fait une synthèse de Marx, d’Orwell et du marxiste américain « Christopher Lasch ».
Page 123, Marine s’attaque à l’oligarchie qui nous gouverne, citant Sophie Coignard : mais elle se garde bien de mettre dans cette oligarchie les syndicats et la fonction publique contrairement à De Gaulle qui lui, n’hésitait pas. Elle réduit l’oligarchie aux capitalistes financiers et à leurs copains politiciens : « ensemble, haut fonctionnaires devenus banquiers, banquiers devenus députés puis ministres, ils prélèvent chaque jour un peu plus sur l’économie réelle c’est-à-dire notre travail quotidien, notre sécurité sociale, l’école de nos enfants, pour combler les déficits produits par leurs erreurs et par la spéculation qu’ils ont laissé prospérer puisqu’elle leur profite ».
Le plus étonnant reste le passage sur la trahison des travailleurs par la gauche qui donne l’occasion d’un éloge dithyrambique de la gauche éternelle : (page 147) : « c’est encore Jean-Claude Michéa qui dans « l’impasse Adam Smith » m’a aidé à théoriser les constatations que je fais (..)La Gauche depuis sa naissance, a mené constamment d’immenses combats de libération. Elle a débuté son histoire politique au nom de la Raison contre les vérités révélées » (merci pour le christianisme au passage !!!) « les philosophes et les Encyclopédistes s’attaquèrent à l’Eglise, l’Infâme, puisqu’ils considéraient qu’elle opprimait les consciences » (merci pour les Papes qui ont créé, avec les Rois, les universités !!!) « ce combat intellectuel, métaphysique, devrais-je dire, s’accompagna d’une lutte pour réduire les inégalités, améliorer le niveau de vie des plus pauvres. En un mot,la Gauche (majuscule obligatoire !) se voulait le champion de la lutte contre toutes les oppressions, qu’elles soient économiques ou idéologiques. Ce combat se voulait scientifique et rationnel (..)la Gauche appelait à la libération de l’Homme ».
Les victimes de la guerre de Vendée, (Marine admire aussi Danton, dont on sait le rôle dans les massacres de Septembre 92), de Lénine, Staline, Pol Pot, ou Mussolini et Hitler (eux aussi se voulaient socialistes et « rationnels ») apprécieront !
Cette gauche voulait donc détruire toute coercition familiale, nationale, militaire ou scolaire. Elle s’est retrouvée tardivement avec le capitalisme qui lui aussi, comme l’a enseigné Marx, détruit tout cela. Marine ajoute même page 149 : « il fallait aussi détruire le Parti Communiste français de Georges Marchais, défenseur du « produisons français » et opposé à l’immigration. PCF, hélas ajoute Marine, complètement discrédité par son soutien à la tyrannie soviétique ». Elle conclut de façon très léniniste : « libéralisme et socialisme communiaient ils enfin dans l’asservissement de l’Etat, immolé au profit d’intérêts privés. (..)la Gauche abandonna peu à peu la défense des classes populaires, des travailleurs, des exploités, oui, j’ose le mot, pour la défense monomaniaque de l’exclu du Tiers monde ».
Mais la gauche n’est pas seule coupable car le Sarkozysme, dit-elle en paraphrasant Marx, est le « stade suprême du mondialisme »
La deuxième partie du livre : un sauveur suprême, l’Etat !
A part une timide page où elle s’affirme favorable au référendum, (page180) Marine n’adore pas tant la France que l’Etat. Pour elle, « la nation française a succédé à L’Etat. » Elle se garde bien de citer Clovis ou Jeanne d’Arc bien trop chrétiens. Quel a France naisse avec le baptême de Clovis, elle ne veut pas le savoir alors que les Polonais ou les Russes font dater leur Nation du baptême du roi Mieszko pour les Polonais et du baptême de Vladimir pour les Russes. Mais les Polonais et les Russes ont rejeté le marxisme alors que Marine l’a entre temps adopté ! En fait de modernisme, Marine retarde d’un siècle avec des références idéologiques d’un autre âge. « L’Etat est une composante essentielle de l’âme dela France » selon elle. En fait, c’est la seule composante qui l’intéresse ! Elle admet que c’est une sorte de profession de foi religieuse étatiste qui est la sienne : « parce que je crois en l’Etat, je crois à la fonction publique » ! (sic page 191)
Qu’on en juge ! Ses derniers chapitres qui ressemblent à un programme ont comme titres : l’Etat, fer de lance du redressement, l’Etat régalien, l’Etat protecteur, l’Etat solidaire, l’Etat stratège, l’Etat influent, l’Etat solide. Pas un mot par contre, sur l’Etat démocratique. C’est l’Etat qui est l’idole, et non le peuple (elle n’a pas un mot pour la démographie de la France, quantité ou qualité, homogénéité menacée : peu importe le peuple car c’est l’Etat qui compte !). Marine n’a pas lu Nietzsche qui a écrit : « l’Etat est le plus froid des monstres froids, il ment et son mensonge est: moi, l’Etat, je suis le peuple ! » (Ainsi parlait Zarathoustra). Marine est plus proche de l’ancien socialiste Benito Mussolini qui a déclaré : « l’Etat est l’absolu devant lequel l’individu et les groupes ne sont que le relatif. Le libéralisme niait l’Etat dans l’intérêt de l’individu. Le fascisme réaffirme l’Etat comme véritable réalité de l’individu. » Certes, Marine ne peut pas se réclamer de Mussolini encore qu’il vienne indiscutablement de la gauche. Alors, elle préfère citer Marx et Michéa !
Elle réclame que l’Etat assure la sécurité et elle a raison. Pour cela elle veut renforcer les effectifs de police et de gendarmerie et construire des places de prison. Pas un mot sur le financement de ces mesures, ni de réflexion sérieuse sur la justice. Elle ignore la cour européenne des droits de l’homme qui pourtant limite notre souveraineté judiciaire !
Les chapitres sur l’Etat protecteur et l’Etat solidaire sont banalement socialistes Elle déclare notamment : « je pense que ce choix de l’ouverture totale des frontières à un niveau record en Europe et donc en France, est pure folie ». Alors comment explique-t-elle la réussite de la Suisse, des Pays Bas, de la Suède, de l’Allemagne ou de Singapour, tous pays plus riches que nous et dont les frontières économiques sont ouvertes ? Page 207, on lit avec étonnement que la Russie a un Produit intérieur brut « très inférieur au notre » ! (selon le FMI en parité de pouvoir d’achat, la Russie a le 6ème PIB du monde et la France le 8ème)
Dans son chapitre sur l’Etat stratège, elle semble ignorer que le monde politique navigue plus à court terme que celui de l’industrie ! L’Etat doit être certes stratège dans son domaine propre mais il ne remplacera pas les entreprises ! L’URSS a-t-elle été un modèle d’Etat stratège en économie ?
Dans « l’Etat influent », il y a quelques bonnes idées de politique étrangère : ne pas être vassal des USA, se rapprocher dela Russie, renforcer l’armée (avec des chiffres encore faux page 227). Mais elle n’a guère d’imagination.
Dans « L’Etat solide », elle admet qu’il faut cesser de s’endetter. Mais c’est un prétexte pour tuer la décentralisation, qui fut certes mal organisée. Elle ne semble pas avoir entendu parler des pays qui ont redressé leurs finances comme la Suède, le Canada,la Nouvelle-Zélande voir la Russie.Tous ces pays n’ont pas alourdi l’Etat bien au contraire.
La conclusion du livre concerne la restauration de l’Education nationale : pas un mot sur l’utilité de l’enseignement privé ! Pas un mot sur les syndicats qui ont paralysé ce grand corps de l’Etat ! Comment compte-t-elle faire en dehors d’envoyer au lecteur de bonnes paroles ?La Franceest le pays le plus étatisé d’Occident. Il est endetté et son économie ne croît pas suffisamment La réponse de Marine : toujours plus d’Etat ! Elle est la dernière marxiste en Occident. Ses électeurs, préoccupés d’immigration et de sécurité, seront surpris de ce décalage entre leurs préoccupations et celles de Marine La Rouge !
Un drôle de paroissien
Si quelqu’un du Front avait dans un entretien avec un journaliste du système bavé, crachouillé sur les catholiques ou sur un élu du mouvement, on penserait que c’est honteux, lamentable. Il devrait sans doute passer en commission de discipline. Mais bon insulter les catholiques aujourd’hui même au Fn, après les déclarations laïcistes de notre présidente et les francs-maçons à l’intérieur du mouvement comme dans l’équipe de campagne présidentielle, cela ne semble donc pas très grave. Et puis c’est dans l’air du temps, cela fait longtemps que certains veulent faire rentrer le Fn dans le système. Tirer sur les tradis, c’est sans risque et ça fait moderne ! Ensuite l’élu en question c’est Bruno Gollnisch, donc ce n’est pas grave non plus, on peut tout lui dire, tout lui faire subir (revoir Bruno Gollnisch privé d’antenne et Bruno Gollnisch sur la touche: modestes protestations). Vae victis.
Qui est ce crachouilleur ?
A la manière de Julien Lepers :
Je suis Trésorier du FN, Membre du Bureau politique, Conseiller régional de Picardie, Secrétaire départemental de la Somme et Vice-président du FN ! Dans l’Equipe de campagne présidentielle, je cumule les titres fonctions de Porte-parole de campagne, Membre du Bureau exécutif, Membre du bureau de campagne et Conseiller à la Justice !
Je suis, je suis…
Maitre Wallerand de Saint-Just ? Gagné !

Voici les crachouillis:
- Elle (Marine Le Pen) a pourtant fait baptiser ses enfants à Saint Nicolas du Chardonnet.
- Oui, oui, mais c’est pas évident. Parce qu’il y a des cons à Saint Nicolas, beaucoup ! Plus qu’ailleurs ! Vous savez, moi je tiens souvent des consultations juridiques gratuites à Saint Nicolas du Chardonnet. Eh bien, la moitié des gens m’appellent docteur au lieu de m’appeler maitre.
- Pourquoi vous appellent-ils docteur ?
- Parce qu’ils sortent de leur consultation psychiatrique deux heures avant! Lâche Wallerand de Saint-Just dans un éclat de rire. Ah la vache ! Je plains les curés là-bas. Les confessions à Saint Nicolas, pardon…
- Puis avant mon départ, j’aborde une dernière fois le clivage existant entre Bruno Gollnisch et Marine Le Pen. A ma grande surprise, Wallerand de Saint-Just se révèle rude envers Gollnisch :
- A l’heure actuelle, Bruno Gollnisch est une inutilité sociale. Son devoir aurait été d’accepter la vice-présidence proposée par Marine Le Pen.
- Son calcul est peut-être de miser sur un échec de Marine Le Pen pour récupérer l’appareil par la suite, dis-je.
- Mais c’est un calcul de merde. Parce qu’il échouera, réplique Wallerand de Saint-Just.
- Mais pensez-vous que c’était son calcul ?
- Oui, oui. C’est toujours comme ça. Mais c’est les petits esprits qui font ça. D’abord parce qu’il va se planter. C’est lui qui se plantera. Il s’est déjà planté beaucoup. Il continuera à se planter. Il a pas encore compris, mais ça va être grave. Et en plus ça dénote un petit esprit.
- Son avenir semble compliqué, à vous entendre.
- Ah la la… …
Références : entretiens avec Jean-Baptiste Malet, paru en septembre 2011 dans Derrière les lignes du Front.
Ma vie pour la Patrie de Lajos Marton
Ma vie pour la patrie, éditions « Les amis du livre européen », 2012, 376 pages.
Il livre dans cet ouvrage richemment illustré le récit haut en couleurs de son existence mouvementée qui le mènera de l’insurrection de Budapest jusqu’au Tchad, toujours au service de son idéal et de ses principes.
Une vie qui le lit comme un roman d’aventures… Un appel au courage, à l’insoumission et à la fidélité.
Lajos Marton est connu en France pour avoir été l’un des trois hongrois ayant participé à l’attentat du Petit-Clamart, qui manqua de peu le 22 août 1962 d’ôter la vie au Général De Gaulle, alors président d’une France secouée par le drame de la guerre d’Algérie finissante. Pour cela, Lajos Marton sera condamné à mort.
Je Suis Partout (anthologie 1932 1944)
On l’attendait depuis 68 ans ! Une anthologie de près de 700 pages des meilleurs articles (politiques, culturels) de l’hebdomadaire Je Suis Partout, couvrant toute l’histoire du journal (de 1932 à 1944).
Retrouvez Robert Brasillach, Lucien Rebatet, Pierre-Antoine Cousteau, Céline, Henry de Montherlant, Jacques Perret, Thierry Maulnier, Lucien Combelle, Jean Azéma et bien d’autres signatures prestigieuses. Avec, cerise sur le cake, une cinquantaine de dessins (notamment du génial Ralph Soupault). Futur collector de textes totalement introuvables aujourd’hui !
Préface de Philippe d’Hugues. Prix : 30 € (parution : février 2012)
Nouvauté: La boutique de Rivarol
Un nouveau site vient d’être créé pour RIVAROL : http://boutique-rivarol.com/
Vous pourrez:
- - vous y abonner
- - consulter les archives
- - commander les livres de la bibliothèque de RIVAROL
La boutique entrera en service la semaine prochaine.
FN… Tout ça pour ça! Le nouveau livre d’Anne Kling
Enfin un vrai livre politique sur le Front national ! Avec Anne Kling, nous sommes aux antipodes des poncifs éculés rabâchés dans les bouquins sans intérêt habituellement publiés par les pseudos « frontologues » de service. Ce livre est une véritable critique nationale des dérives qui transforment petit à petit ce mouvement en un leurre au service du Système qu’il est censé combattre. Il est aussi rempli d’espoir… A lire absolument. Roland Hélie
Le livre sera disponible à partir du 25 janvier. Pour commander :
envoyer chèque (18 € + 3 € frais de port) et adresse du destinataire clairement indiquée à Anne Kling – Editions Mithra
BP 60291 – 67008 STRASBOURG Cedex
Jérôme Bourbon lourdement condamné !

Le directeur de la publication de l’hebdomadaire d’extrême droite Rivarol a été condamné vendredi (9 décembre 2011) par le tribunal correctionnel de Paris pour diffamation envers Jean-Marie Le Pen, à qui il devra verser un euro de dommages et intérêts.
Fabrice Bourbon, dit Jérôme Bourbon, auteur d’un article intitulé « La tension continue à monter au Front National », publié le 15 octobre 2010 dans Rivarol, a également été condamné à une amende avec sursis de 300 euros, pour cet article imputant à Jean-Marie Le Pen d’avoir agi « au mépris des statuts« du Front National.
L’article avait été publié alors que Marine Le Pen et Bruno Gollnisch étaient concurrents pour la succession de Jean-Marie Le Pen à la présidence du FN.
Le passage en cause évoquait « des témoignages concordants » faisant état de « centaines d’adhésions (…) actuellement bloquées, au mépris des statuts ».
La 17e chambre correctionnelle a jugé que dans cette phrase, M. Le Pen était « présenté comme un manipulateur, faussant, au mépris des statuts du mouvement politique (…), le jeu démocratique d’une élection dont il cherche à évincer les électeurs susceptibles de voter pour le candidat concurrent de sa fille ».
M. Bourbon a en revanche été relaxé pour les autres propos poursuivis.
L’ex-président du Front National réclamait 30.000 euros de dommages et intérêts et le FN 15.000 euros. Le parti a été déclaré irrecevable dans sa constitution de partie civile.
Il faut préciser que le FN et son président, gourmands, avaient demandé 50 000 euros de dommages et intérêts. La justice les a donc envoyés sur les roses…
Mais comme il faut toujours rétablir la vérité historique contre les manipulations de la presse du Système, citons le jugement qui RELAXE Jérôme Bourbon sur la quasi-totalité de son article, l’erreur du rédacteur en chef de RIVAROL n’ayant été que de ne pas produire au procès les statuts du FN.
Le Tribunal reconnaît qu’ « il était légitime pour un journaliste politique, doublé d’un militant favorable à Bruno Gollnisch, de consacrer un article, fût-il polémique, à l’élection à la présidence du FN, opposant Marine Le Pen et Bruno Gollnisch; qu’aucune animosité personnelle à l’égard de JMLP, préexistante et étrangère à l’objet de l’article en cause, ne ressort des propos poursuivis, ni d’aucun autre élément produit aux débats; que JB, en tant que journaliste, mais également de militant partisan de BG contre MLP, s’exprimant dans un cadre de polémique politique et électorale autorisant une grande liberté de ton, ainsi que le recours à une certaine dose d’exagération voire de provocation, disposait–au vu des attestations et lettres produites relatives au rejet d’adhésions émanant, pour certaines, de personnes favorables à BG–d’éléments d’information suffisants pour s’exprimer ainsi qu’il l’a fait, à la seule exception cependant de l’allégation imputant à JMLP d’avoir agi « au mépris des statuts » du FN.«
Jérôme Bourbon s’est déclaré « globalement satisfait du verdict », regrettant qu’un procès fasse suite à ce qui relève de la polémique électorale et estimant qu’il s’agissait d’un « désavœu » pour le FN.
Le parti peut encore aller en appel, mais étant donné qu’on est pas passé loin de la relaxe (demandée par le procureur), rien n’est moins sûr.
Le 5 janvier 2012 aura lieu l’audience du procès intenté par Marine Le Pen suite à la citation, par Rivarol, de propos peu flatteurs de l’hebdomadaire VSD. En juin, ce sera pour une plainte de la présidente du FN reprochant à M. Bourbon de l’avoir qualifiée de « gourgandine » dans un entretien.




