Florian Philippot a d’autres priorités que de représenter ceux qui l’ont élu !

Florian Philippot, candidat aux municipales à Forbach, a raté les deux derniers conseils municipaux et a démissionné de son siège à la communauté d’agglomération. Le chef du groupe Front national au conseil municipal reconnaît qu’il a d’autres priorités.

 

 Le numéro deux du Front national a arpenté la ville sous le regard des caméras pendant la campagne des municipales. Finalement, le bras droit de Marine Le Pen n’a pas été élu maire de Forbach. Et depuis, on le voit rarement dans la sous-préfecture de Moselle-Est.

Dans la foulée des municipales, Florian Philippot a démissionné de son siège à la communauté d’agglomération de Forbach. Et il vient de rater les deux derniers conseils municipaux. L’un de ses adversaires pendant la campagne, le dissident de droite Eric Diligent, confirme son absence: « Je l’ai très peu vu, un ou deux fois en six mois. On a la preuve que M. Florian Philippot avait besoin d’un point de chute mais Forbach n’est certainement pas la ville où il veut porter des projets. »

Les électeurs forbachois ont noté eux aussi l’absence de Florian Philippot à Forbach. « Il était là uniquement pour les élections, maintenant il s’en fiche. Les problèmes n’ont pas changé mais il n’est plus là », regrette une électrice. Pour ce commercial qui vote lui aussi à Forbach, « Florian Philippot  a crié haut et fort qu’il allait être présent, on voit qu’il est opportuniste, il a pris du recul parce qu’il n’a pas été élu. »

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À dix minutes à pied de l’Élysée, le QG stratégique de Marine Le Pen

La Voix du Nord, Olivier Berger, le 4 mars 2012 :   

Ici se trouvait une photo qu’on nous a demandé d’enlever

Notre agence de presse a l’exclusivité de la diffusion en France et dans le monde entier des images de la Voix du Nord etc…

La stratégie de la campagne du FN s’établit dans cet appartement de 160 m² du boulevard Malesherbes.  Photo Max Rosereau 

     L’AIR DE LA CAMPAGNE 

   Le QG de campagne de Marine Le Pen se niche au premier étage d’un immeuble cossu au 64 boulevard Malesherbes.   – Au 64 Boulevard Malesherbe…

    À dix minutes à pied du palais de l’Élysée… Derrière l’élégante porte cochère, il faut appuyer sur la discrète sonnette « CMLP » pour comité Marine Le Pen. 

   L’appartement est vaste, à la moquette profonde et aux murs blancs, sans ostentation. Le FN n’est pas ici pour parader mais pour travailler en une équipe restreinte d’une vingtaine de personnes. C’est un lieu de réflexion stratégique. On laisse au siège de Nanterre la logistique : la mobilisation pour le meetings, l’affichage… - Les questions administratives

    Nombreux Nordistes

   À côté de la salle de réunion, où les axes, la tactique et la riposte s’ébauchent quotidiennement à 9 h 30, une pièce héberge conseillers et rédacteurs de communiqués : Marie-Christine Arnautu (Exhibi sionisme au FN) , au FN depuis 1973 !) Julien Rochedy  (Rochedy calotté et fessé) pour les jeunes, Bertrand Dutheil de La Rochète (Bertrand Dutheil de La Rochère, le communiste de marine Le Pen), ex-chevènementiste et Bruno Bilde (Marine Le Pen plagiaire), Héninois et responsable de la communication. On peut y croiser Gilbert Collard (Pourquoi les francs-maçons infiltrent le Front National ?) , très rarement Jean-Marie Le Pen.

     Ce ne sont pas les Nordistes qui manquent dans le quartier : Steeve Briois, Philippe Eymery, Jean-Richard Sulzer (Aux sources du Front national-sioniste : Jean-Richard Sulzer), conseiller régional mais parisien et Florian Philippot (Florent Philippot et sa référence politique…) . Comme Louis Aliot (Exhibi sionisme au FN) , le directeur stratégique et bonduois d’origine, occupe un minuscule et monacal bureau (de Gaulle en photo, Marine Le Pen en poster), contigu à celui de la « patronne ». Trois drapeaux français, un bleu siglé liberté, le bureau de la candidate est le seul à arborer des couleurs (interviews télés et photos obligent).  -

    Entre l’équipe Internet et le studio vidéo (après la kitchenette au fond d’un petit couloir), le QG de campagne se tourne largement vers les réseaux sociaux, la réactivité.

    « Les rôles sont bien partagés, remarque Bruno Bilde. Une petite équipe est plus efficace. Ici, on conçoit la campagne le siège du Front à Nanterre, c’est la machine. »  - Des chiffres au FN

Marine LePen abandonne-t-elle le Front National?

    France-Soir nous révèle ce que seront les contours de sa campagne.
  

   Notre présidente  se rapproche encore plus des militants et se met au niveau des français moyens…

              UN QG EN LIEU CHIC

     Situé près de l’église Saint-Augustin à Paris, c’est un appartement classieux de plus de 200 m2.
    

    Le nouveau QG de la présidente du Front national donne à la fois sur cour et sur le boulevard Malesherbes. « Marine est la seule à disposer d’une pièce entière pour elle toute seule », précise un occupant des lieux.
     Chaque matin de la campagne présidentielle, un « comité de pilotage » effectuera au QG, pendant une heure, une revue de presse ainsi qu’un point sur les argumentaires à développer en fonction de l’actualité.
     L’appartement du boulevard Malesherbes, dont le bail expire en 2012, au moment de l’élection, a été loué pour « personnaliser » la campagne de Marine Le Pen. Et pour permettre que les soutiens discrets issus de la société civile n’aient pas à se déplacer jusqu’à Nanterre au « Carré », le siège officiel du FN.
     Quant à Jean-Marie Le Pen, s’il passera « de temps en temps », il devrait continuer à suivre son programme habituel : un saut à Nanterre le matin, et l’après-midi dans sa propriété de Montretout, dans les Hauts-de-Seine.

     UNE ÉQUIPE RÉDUITE AUTOUR DE LA PATRONNE
     Au QG, seules une dizaine de personnes sont « titulaires ». Il y a là le compagnon et futur « directeur opérationnel » de la campagne de Marine Le Pen, Louis Aliot.
     On trouve également le Nordiste Bruno Bilde, chef de cabinet de la présidente du FN reconverti en responsable de la communication.
     Mais aussi, en guise d’assistante personnelle, son ancien témoin de mariage Sandrine Leroy ; Catherine, sa secrétaire particulière, ou encore les conseillers Nicolas Bey et Marie-Christine Arnautu.
     Enfin, la dernière recrue révélée par Le Nouvel Observateur voilà une semaine est bien évidemment de la partie : il s’appelle Florian Philipot, a 29 ans, est énarque, et rédige une bonne partie des discours et des notes de Marine Le Pen depuis plusieurs semaines.
     Il sera le « directeur stratégique » de cette campagne. Aux côtés de ces très proches de la patronne, des « référents » (plutôt que des porte-parole) seront consultés en fonction de leurs spécialités thématiques.
     Le prof de Dauphine Jean-Richard Sulzer s’occupera de l’économie, l’avocat Wallerand de Saint-Just de la justice, le responsable de la région Centre, Philippe Loiseau, de l’agriculture, l’essayiste David Mascré de l’éducation.
     Au FN, on pointe déjà un risque de confusion des rôles et certains craignent que chacun s’approprie indûment la parole frontiste. « Est-ce qu’on risque d’être trop à parler ? Je crois surtout qu’on ne sera pas assez », tempère Marie-Christine Arnautu.
     L’avocat Gilbert Collard, président du comité de soutien de Marine Le Pen, sera l’une des voix de la présidente du FN dans cette campagne, car « il compense le manque de notoriété de certains cadres », selon un proche.
   Et puis il y aura de l’international. Marine Le Pen se rendra aux Etats-Unis entre le 1er et le 6 novembre prochain. Un réseau d’« Italo-Américains sensibles à son discours sur l’immigration » aurait organisé le déplacement.
     La présidente du FN dit espérer voir là-bas « le plus grand éventail de la vie politique ». Pas que le très droitier Tea Party, donc. New York, Washington, et la Floride seront les principales étapes du séjour.
     D’autres voyages suivront. En Russie d’abord, mais aussi en Afrique francophone, « en espérant que Sarkozy ne mette pas la pression sur les ambassadeurs », s’inquiète Aliot, qui se souvient : « En 2002, Le Pen devait rencontrer Mandela. Les billets d’avion étaient pris, mais Chirac avait fait capoter l’affaire. »
     Le budget de la campagne, si les banques ne bloquent pas les crédits, sera de 9 millions d’euros, soit le maximum remboursé par l’Etat.

     Querelles de « chattes »: Aliot/Olivier
« Avec lui, le contact est direct », affirme aujourd’hui encore Marine Le Pen, qui se dit « prête à continuer à avoir une relation de travail » avec ce conseiller si spécial, tout en reconnaissant qu’il est « compliqué de l’intégrer dans un groupe ».
     Philippe Olivier ne sera donc pas là, le 6 octobre, lors de la présentation de l’équipe de campagne.
     L’époux de « Caro », l’aînée de la famille Le Pen, paie tout à la fois « son mauvais caractère et son talent », dixit un dirigeant frontiste.
     En coulisse, Olivier fut l’un des concepteurs de la campagne interne de Marine Le Pen face à Bruno Gollnisch en fin d’année dernière, développant un positionnement « bonapartiste » qui aura dérouté plus d’un éditorialiste politique.
     Mais il fut aussi un mégrétiste très engagé au moment de la scission de 1998, embarquant son épouse avec lui. Jean-Marie Le Pen, qui ne reparle plus à Marie-Caroline depuis cette époque, a préféré ne pas assister à la clôture des journées d’été du FN jeunesse, à Nice mi-septembre, plutôt que de croiser son gendre.
     En revanche, pour Louis Aliot, qui a toujours été très « légaliste » envers Le Pen père, la réconciliation paraît bien plus compliquée. Depuis plusieurs mois, « Louis » et « Philippe » sont les deux belligérants irréconciliables de la « guerre des beaux-frères ». Prise en tenaille entre ces deux très proches, Marine Le Pen assure parvenir « de manière quasiment schizophrénique » à dissocier « le familial et le personnel du politique », et confie : « Le plus difficile, dans un mouvement, ça a toujours été de faire travailler les hommes entre eux… »
   

      Abandonner les militants au profit hypothétiques électeurs.
     Quand chez les écologistes ou les amis d’Olivier Besancenot on boude, parfois avec mauvaise foi, la personnalisation, au Front national on l’érige en vertu politique. « La France a connu quinze siècles de monarchie, ça ne s’efface pas comme ça », justifie ainsi Louis Aliot.
     Objectif : « créer un lien entre Marine et son électorat ». Or, comme le relève Jean-François Jalkh, le délégué général du FN, « il faudra gérer la contradiction entre la mobilisation de notre électorat traditionnel et l’ouverture ».
      Dédiabolisation, rediabolisation : de quel côté faire pencher le balancier ? « La ligne de Marine, c’est une ligne nationale républicaine », refuse de trancher Bruno Bilde, qui ajoute : « Il y a des polémiques qui sont de bonnes polémiques. » Le FN sera obligé de tenir compte du contexte de crise économique, tout en attendant une actualité favorable à ses fondamentaux.