25 août 2011 : mort de Mark Fredriksen

Mark Fredriksen est né le 18 novembre 1936 de parents d’origine norvégienne.

 

Il s’engage en politique au moment de la Guerre d’Algérie qu’il découvre en tant que parachutiste.

 

Il fonde la FANE (Fédération d’action nationale et européenne) en 1966 et la dirige jusqu’à sa dissolution par la République en septembre 1980 (décision annulée en 1984, renouvelée en 1985, annulée et à nouveau prise en 1987).

Suite à cette dissolution et à la campagne médiatique l’ayant accompagnée, Fredriksen est licencié de son travail d’employé de banque.

 

Il est appelé par François Duprat pour rejoindre le Front National.  Il sera candidat aux législatives de juin 1978 dans la deuxième circonscription de la Seine-Saint-Denis .

 

Dans les années 70 il crée le journal Notre Europe. Traduit en justice par cinq associations en raison du contenu de cette revue, Mark Fredriksen est condamné le 17 octobre 1980 par la 17e chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Paris à 18 mois de prison dont 12 avec sursis et à 3 000 francs d’amende ainsi qu’à verser, à titre de dommages et intérêts, 6 000 francs à chacune des cinq parties civiles : Fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes (FNDIRP), Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA), Comité d’action de la Résistance (CAR),  Comité pour léguer l’esprit de la Résistance (CLER) et le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP).

 

Fredriksen crée les Faisceaux nationalistes européens (FNE) le 11 juillet 1980, peu de temps avant la 1ere dissolution de la FANE.

 

En 1987, le FNE fusionne avec le Mouvement national et social ethniste, puis dans les années 90 avec le Parti nationaliste français et européen.

 

Fumeur de pipe, Mark Fredriksen décède d’un cancer du poumon le 25 août 2011.

 

Son corps est inhumé au cimetière de Courbevoie.

 

 

12 août 1928 : naissance de Jean-Claude Varanne

Dès 1946, Jean-Claude Varanne s’engage pour l’Indochine. Il a 18 ans quand il commence de servir dans un régiment de tirailleurs marocains.

Devenu sergent-chef et décoré de la Croix de Guerre TOE, il quitte l’armée mais reste instructeur à la Préparation militaire des Cadets de France.

 

Il est membre du Bureau politique des Comités Tixier-Vignancour, secrétaire général de l’Alliance républicaine puis membre du Comité directeur du Centre national des indépendants et paysans, tout en animant les clubs Vérités actuelles fondés par Raymond Bourgine.

 

Journaliste, Jean-Claude Varanne collabore à Valeurs actuelles et au Spectacle du monde, avant de devenir, en 1991, directeur de publication et gérant du magazine Le Crapouillot.

 

En juillet 1993, il remplace Roland Gaucher comme directeur de National hebdo.

 

Il rejoint le Front national en 1985. Il y a été secrétaire départemental des Yvelines, ainsi que membre de son Comité directeur et de son Bureau politique.   Jean-Claude Varanne est titulaire de la flamme d’honneur du Front National.

 

Il est élu conseiller régional d’Ile-de-France de 1992 à 1998, puis des Pays de la Loire de 1998 à 2004, conseil municipal de Mantes-la-Ville en 1995 et y resta jusqu’en 2008.

 

Le 25 avril 2008, il meurt d’une crise cardiaque au cours d’une promenade qu’il fait aux alentours de sa maison de campagne en Seine et Marne.

 

National Hebdo ne lui survit pas.

 

 

5 août 1901 : naissance de Claude Autant-Lara

Claude Autant nait le 5 août 1901 à Luzarches dans le Val-d’Oise.

Fils de l’architecte Édouard Autant et de la comédienne Louise Lara, sociétaire de la Comédie-Française.

 

Claude Autant-Lara suit sa scolarité au lycée Janson-de-Sailly et découvre rapidement le cinéma, une véritable révélation.

Renvoyé du lycée en 1915, il part en Angleterre dans un collège à la discipline sévère et revient pour s’inscrire à l’École des arts décoratifs où il se lie d’amitié avec le futur comédien Julien Carette.

 

il est engagé par Marcel L’Herbier, en 1920, comme assistant-réalisateur et décorateur pour le film L’Homme du large d’après Honoré de Balzac. En 1923, L’Herbier produit le premier court-métrage d’Autant-Lara, Faits-divers, dans lequel ce dernier dirige sa mère.

 

En 1949, il adapte à l’écran la pièce de Feydeau, Occupe-toi d’Amélie, qu’il considérera comme son film préféré. Puis il enchaîne les comédies sombres et les aventures douces-amères comme L’Auberge rouge (Fernandel) en 1951, La Traversée de Paris (Jean Gabin, Bourvil et Louis de Funès) en 1956, La Jument Verte (Bourvil), inspirés de Marcel Aymé, et En cas de malheur (Jean Gabin et Brigitte Bardot) en 1959, d’après Simenon.

 

 

Son adaptation du roman de Stendhal, Le Rouge et le Noir, en 1954, lui vaut de violentes critiques des futurs cinéastes de la Nouvelle Vague, qui lui reprochent d’incarner un cinéma dépassé. Dans un article publié dans les Cahiers du cinéma, le jeune critique François Truffaut s’en prend à ce symbole d’« une certaine tendance du cinéma français », dont les conceptions artistiques relèvent selon lui d’un autre âge. En réaction, Autant-Lara critiquera invariablement l’ensemble du mouvement de la Nouvelle Vague.

 

Il tourne encore une quinzaine de films avant de cesser ses activités de réalisateur dans les années 1970.

 

Il publie alors plusieurs livres de souvenirs, des recueils de discours et des pamphlets comme Télé-Mafia, Les fourgons du malheur ou Le Coq et le Rat. Ses mémoires, intitulés La Rage dans le cœur et publiés en 1984, témoignent de son amertume.

 

Le 8 mai 1989, il déjeune avec Jean-Marie Le Pen et annonce qu’il se présente avec le Front national aux élections européennes.

 

Le 18 juin 1989il est élu au Parlement européen sur la liste du Front national.

 

Doyen d’âge de la nouvelle assemblée, il préside la session inaugurale, en juillet 1989. Il prononcé un discours où il exprime notamment ses « inquiétudes face à la menace culturelle américaine ». La quasi-totalité des députés sortit de l’hémicycle afin de ne pas assister au discours d’un élu du Front national.

 

Piégé par une journaliste, des propos tenus en privé, sont reproduits par le mensuel Globe en septembre 1989, disant au sujet de Simone Veil : « Que vous le vouliez ou non, elle fait partie d’une ethnie politique qui essaie de s’implanter et de dominer… Oh elle joue de la mandoline avec ça [les camps de concentration]. Mais elle en est revenue, hein ? Et elle se porte bien… Bon alors quand on me parle de génocide, je dis, en tout cas, ils ont raté la mère Veil ! ».

 

Le garde des Sceaux d’alors, Pierre Arpaillange, fit engager des poursuites pour « injures raciales, diffamation raciale et incitation à la haine raciale. » Claude Autant-Lara fut relaxé, mais l’ampleur du scandale suscité par ses propos l’amena à démissionner de son mandat de député européen.


l affaire autant lara par eurydile

En outre, les membres de l’Académie des beaux-arts, dont il était vice-président pour l’année, lui demandèrent de ne plus siéger parmi eux. Il fut remplacé, à sa mort, par le cinéaste Francis Girod.

 

Claude Autant-Lara meurt à 99 ans, le 05 Février 2000 à Antibes. Son corps repose au cimetière de Montmartre.

18 juillet 1997 : mort de Léon Gaultier

Léon Gaultier est né le 1er février 1915 à Bourges.


Militant nationaliste, membre du PPF depuis sa création, il est aussi professeur d’histoire, de philosophie et de lettre.

 

Il intègre Saint Cyr en août 1939 et en sort avec le grade de lieutenant, assigné au 17ème bataillon de chasseurs alpins avec lequel il sert lors de la campagne de mai/juin 40. 

 

En 1941, Léon Gaultier entre au cabinet de Paul Marion et travaille au ministère à l’information et à la propagande.

 

En 1943 il intègre la Milice française et fait partie de la dizaine de chefs miliciens qui se sont engagé sur ordre dans la Waffen, le 18 octobre 1943.

 

Après Senheim, il fait partie de la promotion de Bad Tölz et en sort le 4 mars 1944 avec le grade d’Untersturmfuhrer.

 

Il est gravement blessé le 10 août 1944 durant le 1er engagement de sa compagnie en Galicie.

 

Condamné en 1946 à 10 ans de prison, il est libéré le 2 juin 1948. Il devient directeur des relations publics pour l’agence Havas jusqu’en 1958, puis Directeur du Syndicat des grossistes en produits alimentaires.

 

En 1963 il est un des cofondateurs de la SERP avec Jean-Marie Le Pen, Philippe Marçais et Pierre Durand.

 

En 1972, il compte parmi les membres fondateurs du conseil national du Front national, sans avoir de responsabilité particulière. Après avoir milité quelques années au FN, Gaultier écrit épisodiquement dans Rivarol, Il est progressivement écarté du cercle des amis de Jean-Marie Le Pen au début des années 1980 par les sionistes nommés à la direction par l’équipe de Jean-Pierre Stirbois.

 

Par la suite, il se consacre notamment à l’écriture de mémoires et de souvenirs, revenant sur son passé dans « Siegfried et le Berrichon », Ed. Perrin, 1991.

Présent le 20 avril 1991 à la Maison des mines à Paris,pour la  réunion d’hommage organisée par l’association Les Amis de Saint-Loup, il sera blésé durant l’attaque organisé par des milices juives (agression dont Libération du 22 avril 1991 sous la signature d’Alain Léauthier se félicita).

 

Il décède le 18 juillet 1997.



30 juin 1926 : Naissance de Pierre Sergent

Pierre sergent est né le 30 juin 1926 à sevres.

 

Il commence sa carrière militaire à l’âge de 18 ans, en rejoignant le maquis de Sologne avec le corps franc « Liberté », où il échappe de justesse à une rafle. Il prend part à ce titre à la libération de Paris.

 

Après la Libération, il suit une carrière d’officier et sert dans la Légion étrangère après un passage à Saint-Cyr-Coëtquidan. À sa sortie de l’ESM en 1949, il est affecté en 1950 au 1er Régiment Etranger, à Sidi-bel-Abbès en Algérie. Lieutenant, il combat au 1er Bataillon Etranger de Parachutistes durant la guerre d’Indochine, où il est grièvement blessé dans le centre Annam.

 

Il retourne en 1953 en Algérie ou il sert dans les compagnies sahariennes de la légion, au 1er REI puis est affecté au 1er Régiment Etranger en 1956. Il sert ensuite comme capitaine pendant la guerre d’Algérie au sein du 1er REP de 1958-1961. Il participe notamment aux opérations “Étincelles”, “Jumelles” et “Pierres Précieuses”.

 

Le 1er janvier 1961 il est muté disciplinairement au groupe de subdivision de Chartres. Il quitte son commandement en avril 1961 pour rejoindre clandestinement l’Algérie et participe au soulevement militaire  d’Alger sous les ordres du Général Challe, il prend notamment le corps d’armée d’Alger à la tête d’une compagnie du 1er REP.

 

Après l’échec du soulevement, il rejoint les rangs de l’OAS, et sur ordre du Général Salan, il regagne la métropole pour coordonner à la tête de la mission II l’activité des réseaux clandestins, et la pénétration et la structuration des milieux militaires. Il devient chef d’état-major de l’OAS-Métropole en septembre 1961, puis le 20 mai 1962 à Rome du Conseil National de la Résistance (CNR) constitué avec Georges Bidault, Antoine Argoud et Jacques Soustelle. Aprèsl’enlevement d’Argoud, l’exil de Bidault, il crée en avril 1963 le Conseil National de la Révolution dont l’objectif est d’organiser en Europe les mouvements anti-communistes.

 

Pendant sept ans, sous le pseudonyme d’Arthur, il échappe aux recherches policières en se réfugiant en Suisse et en Belgique tandis qu’il est condamné à mort par contumace par deux fois en 1962 et 1964, lors du procès par la Cour de Sureté de l’État des 8 principaux dirigeants de l’OAS : Godard, Gardes, Susini, Lagaillarde, Lacheroy, Perez, Gardy, Sergent.

 


En mai 1968, il est contacté par le Service d’action civique afin d’organiser une éventuelle réponse armée aux évènements. En réaction au discours gaullien du 30 mai, il déclare toutefois que « demain les soldats de la République tireront sur les travailleurs de la République », et, quelques jours plus tard, affirme s’être senti « les mains pleines de pavés pour les lancer contre cette société qu’il faut détruire ». Amnistié le 23 juillet 1968, il rejoint la France en octobre 1968. Il dissout son CNR et tente en vain de fédérer à son profit divers groupes. Durant quelques mois,en 1969,  il produit un mensuel, Le Défi, qui vise le même objectif.

 Pierre Sergent devient a partir de cette date l’auteur de nombreux livres sur la Légion étrangère et sur la guerre d’Algérie.

 

Connaissant personnellement Jean-Marie Le Pen depuis l’époque du premier REP, Sergent participe très fugitivement au comité directeur frontiste en 1972. Mais il est l’un des organisateurs de la campagne présidentielle de Valéry Giscard d’Estaing, dirigeant un service d’ordre composé de militants de l’ex Ordre Nouveau.

 

En 1983, il rejoint le Centre National des Indépendants et Paysans. Il en devient délégué national et il participe à la liste commune des droites menée par Simone Veil aux élections européennes de1984.

 

Proche des milieux solidaristes, en particulier du Mouvement jeune révolution et de Jean-Pierre Stirbois, il décide de retourner au FN et intègre son bureau politique et son comité central dès 1985.

 

Il est fait président du Cercle National des Rapatriés, un satellite du FN chargé de travailler les milieux rapatriés (le choix du sigle CNR n’étant pas un hasard). Il se trouve ensuite à la tête d’une autre association frontiste, le DRAPO (Déportés Résistants et Activistes Pendant l’Occupation). Quoique coquille vide, ce groupe est censé permettre au FN de répudier médiatiquement l’héritage vichyste – tandis que la présence du terme « activiste », issu du discours OAS, permet, encore une fois, de tenter d’amalgamer celle-ci et la Résistance.

 

Le parti le « parachute » à Perpignan. Sergent n’a pas de lien personnel avec le Roussillon, il s’agit de miser sur son image auprès des électeurs « pieds-noirs » (entre mai et novembre 1962, 17 000 d’entre eux s’installent à Perpignan).

 

Il est élu député de la deuxième circonscription le 19 mars 1986. A l’Assemblée nationale, des membres du groupe parlementaire Rassemblement National (unissant députés FN et CNIP) ; il est le premier à s’exprimer, sous les lazzis de députés scandant « OAS ». Son mandat est surtout marqué par sa proposition d’amnistier tous les partisans de l’Algérie française, ainsi que d’accorder la mention « mort pour la France » à ceux qui furent condamnés à mort et exécutés.

 

Paris 1987. Autour de Pierre SERGENT, Pierre DESCAVES, Philippe MALAUD, Mme Chouki SERGENT, le Cdt BAILLIF, Roger KIARI…

 

Il prend aussi de nettes distances avec le Jean-Marie Le Pen après sa déclaration sur « point de détail de l’Histoire ».

 

Il avertit alors les militants roussillonnais qu’il s’estime au seul service de la France et qu’il n’est en aucun cas le féal du président du parti. Lors de la crise du Golfe, il prend cette fois publiquement à partie Jean-Marie Le Pen, rejetant une position qu’il trouve trop pro-irakienne et soutenant la politique du Président Mitterrand.

 

Sa ligne idéologique est rejetée par une importante partie de l’encadrement du parti : atlantisme, soutien à Israël, condamnation permanente de l’antisémitisme et du négationnisme, affirmation d’une citoyenneté non liée à un critère racial sont autant d’éléments qui l’isolent.

 

Après les régionales de 1992, il dénonce ouvertement les « nostalgiques du régime de Vichy » membres au FN.

Il décède le 15 septembre 1992 à Perpignan ou il est enterré.

 

 

José Antonio Primo de Rivera, chantre de la jeunesse par Pierre Sidos

Nous sommes en janvier 1936, à Paris, rue de Bucarest, dans le Ville arrondissement, où se trouve alors le siège central du Parti Franciste, la «Maison bleue ». Son chef, Marcel Bucard, reçoit José Antonio Primo de Rivera, qui tient à lui remettre son propre insigne de chef de la Phalange espagnole, les cinq flèches et le joug marqué des initiales JONS.

En échange le fondateur du francisme lui offrira son emblème personnel de boutonnière, à l’image de celui qu’arboraient les militants à chemise bleu-ciel, c’est-à-dire la réunion d’un épi de blé, d’une roue dentée, surmonté d’une francisque symbolisant l’union du paysan, de l’ouvrier et du soldat. Rencontre inconnue ou mal connue attestée par un écho signé par la direction de l’hebdomadaire Le Franciste, en septembre 1936, intitulé « hommage émouvant », qui est illustré par la reproduction l’insigne de de la Phalange remis quelques mois auparavant par Jose Antonio, et dont le texte dit notamment : «Nous sommes, hélas sans nouvelles sur le sort qui lui est réservé (..). À nouveau, sous lui adressons à lui, à ses compagnons, à ses amis (..) l’hommage ému de notre affection et de notre admiration. Nous saluons leurs grands morts, tombés en martyrs au service de leur foi ».

Il convient d’indiquer que la création du francisme est du 29 septembre 1933, que celle de la Phalange est du 29 octobre 1933, soit exactement un mois d’écart, alors que l’année de leur rencontre, en son début, sera suivie de la mise hors la loi de la Phalange en Espagne, au mois de mars, et de celle du Parti Franciste en France, au mois de juin. Ce mois de juin verra le transfert de José Antonio de la prison de Madrid à celle d’Alicante.

L’inspiration fasciste de ces deux mouvements est incontestable et même revendiquée par eux particulièrement, hormis parfois pour des problèmes d’opportunité psychologique ou juridique.   

Ce fascisme-là associant le social et le national, conciliant l’État et la religion, alliant la politique et l’esthétique, rassemblera une jeunesse ardente, d’accord pour répudier la loi du nombre, le règne de l’argent, l’idéologie du progrès.

C’était une conception sociale hiérarchique, favorable à l’enracinement et à l’unanimité, hostile à la subversion et à l’inversion. Elle visait à établir dans les différents pays d’Europe une forme de gouvernement sans précédent, bien qu’étant au fond l’expression renouvelée d’un pouvoir temporel chrétien non clérical.

A priori, le style de vie préconisé requérait de la part de ses adeptes, francistes en France et phalangistes en Espagne, un grand dévouement, une parfaite probité, une indiscutable compétence, en plus d’un ardent patriotisme national et un souci constant d’équité sociale.

La profonde originalité de José Antonio, vis-à-vis des différents mouvements européens de même inspiration et de leurs dirigeants de l’entre-deux guerres, c’est le mélange d’extrême rigueur doctrinal et de poésie, qui caractérise sa pensée et son action, lui assurant une survivance, car la poésie est peut-être plus accessible que le raisonnement systématique, lequel ne peut se suffire à lui-même, provoquant l’apostrophe de Maurice Barrès dans une correspondance à Charles Maurras : «Je crains que vous ne formiez de durs petits esprits ».

Il faut de la splendeur à la vérité, des hauts lieux symboliques, des points de ferveur, un certain lyrisme, même parfois un «pessimisme enthousiaste» selon la formule phalangiste, qui déroge certes de la mise en équation des programmes et autres catalogues des partis de droite comme de gauche, ou autres cercles « intellos ».

Lorsque José Antonio parlait au Théâtre de la Comédie, à Madrid, pour la fondation de la Phalange, d’un «mouvement poétique », ce n’était pas un effet de style oratoire. Il tenait à ce que le mouvement répondît à certains critères esthétiques, répudiant tout penchant pour l’abstraction. José Antonio avait une profonde antipathie pour ceux des hommes politiques qui, ne comprenant que les chiffres, jamais ne comprennent un poème.

Par ses écrits, ses discours, par les exemples qu’il a donnés dans sa vie privée et publique, il a réussi à magnifier la politique en mystique. Et cette mystique, qui est de la poésie en action, a auréolé ses disciples et pérennisé ses idées.

José Antonio est le chantre de la jeunesse de l’Europe, de l’Europe qui, pour lui et pour nous, n’est pas seulement un continent, mais une civilisation commune, constituée et portée par des nations historiques, chacune étant une unité de destin particulier dans l’universel.

Chantre par extension signifie poète, ainsi le chantre d’Achille, c’est Homère.

Il n’est question aujourd’hui que du réchauffement de la planète alors que par la domination des chiffres sur les lettres c’est plutôt de la glacification de l’humanité qu’on a tout à craindre.

José Antonio, fusillé le 20 novembre 1936, n’est pas mort. La preuve, c’est qu’à l’évocation de son nom, il est répondu « Présent ! ». Certes, enterré sommairement après sa mise à mort, il fut inhumé dans un mausolée à Alicante, puis, après la translation solennelle de ses cendres de la côte méditerranéenne au monastère-nécropole des souverains d’Espagne, à l’Escurial, aux environs de Madrid. Il trouva enfin sa sépulture définitive au pied du maître-autel de la basilique de la Vallée de los Caïdos, en 1959, lors de l’inauguration de cette œuvre souterraine grandiose qui exigea l’extraction de quatre cents millions de mètres cubes de rocher et dont la partie extérieure est dominée par une croix gigantesque de cent-cinquante mètres de hauteur.

L’hymne de la phalange : Cara el sol (Face au soleil)

« La Baleine qui rie» était un café littéraire situé dans le sous-sol du café de Lyon, rue d’Alcala, en face de la porte monumentale, à Madrid.

À partir du moment où José Antonio fréquente le lieu, il devient le conservatoire académique de la Phalange, s’activant très tard dans la nuit.

« Et l’hymne ? » s’écriait José Antonio toutes les nuits qu’il se rendait à « La Baleine qui rie ».

Quand avons-nous un hymne ? Il en rêvait chaque heure du jour. Et il expliquait à ses camarades réunis le soir : « Ce doit être une chanson d’amour et de guerre. Le phalangiste dit adieu en pleine clarté, à la femme qu’il aime, il s’en va avec la chemise bleue quelle lui a brodée pour le combat. Il pense à la mort gaiement, car le phalangiste ne meurt jamais ; car le phalangiste tombé reparaît à la place d’honneur, qui est au ciel pour les braves. Là-haut il montera sa garde, auprès de ceux qui sont tombés comme lui, ou qui tomberont encore, et il assistera, extatique, au glorieux labeur des siens. Il part pour la guerre et porte dans son âme la plus sûre des prophéties : le retour des couleurs victorieuses dans le printemps splendide qu’attend notre terre espagnole, qu’attendent le vent et la mer (…). S’il revient, les cinq flèches rouges de sa poitrine auront fleuri en cinq roses pour son aimée : la rose de la Foi, la rose du Sacrifice, la rose de la Vaillance, la ose de la Paix et la rose de l’Espagne. Il faut que ce soit une chanson de guerre et d’amour, notre chanson. Mais aussi une ballade le l’adieu, après lequel les uns reviendront et les autres présenteront les armes au mystère ».

C’est exactement l’hymne qui fut réalisé. Sans connaître précisément l’auteur.

La musique est attribuée à Juan Telleria, les paroles entre autres Augustin de Foxa, José Maria Alfaro, Jacinto Miquelarena, mais l’âme de la chanson, la mélodie et la poésie sont de José Antonio, avec pour titre Cara el Sol: « Face au soleil ».

Le soleil, symbole de la vie, de la chaleur, du jour, de la lumière, de l’autorité et de tout ce qui rayonne.

Phébus était pour les Latins le surnom d’Apollon, dieu soleil. Dans les textes celtiques, le soleil sert à caractériser tout ce qui est beau, aimable, splendide.

Pour l’Écriture sainte : « le soleil de justice », c’est Dieu et plus particulièrement Jésus-Christ.

Lors de la période contemporaine, son adaptation stylisée, appliquée au domaine politique porte le nom de croix celtique.

Les paroles du Cara el sol évoquent et mettent en mémoire celles du chant de l’amour et de la mort du cornette Christophe Rilke, qui combattit les Turcs envahisseurs de l’Europe au XVIIe siècle, et pour qui son descendant Rainer Maria Rilke écrivit, au début du XXe siècle, un récit où il lui fait dire : «Ma bonne mère, soyez fière, je porte le drapeau. Aimez-moi bien, je porte le drapeau… ».

À noter également, dans le même registre, les paroles du poème Le cœur du Hialmar, de Leconte de Lisle, narration de la mort d’un jeune guerrier scandinave des temps anciens, demandant à un oiseau sacré de percer sa poitrine, d’y prendre son cœur pour le porter à sa fiancée :

«Moi, je meurs. Mon esprit coule par vingt blessures.

J’ai fait mon temps. Buvez, ô loups mon sang vermeil.

Jeune, brave, riant, libre et sans flétrissures,

Je vais m’asseoir parmi les dieux, dans le soleil ! »

L’on voit la concordance de la pensée josé-antonienne avec des exemples pris dans la poésie héroïque européenne.

Cara el sol est né en décembre 1935, peu de temps avant les événements décisifs au cours desquels il connut une notoriété fulgurante et bienfaisante dans le camp nationaliste.

Maintenant, je tiens à révéler un fait peu connu du cheminement de la quête de poésie de la mystique josé-antonienne en Europe.

Moins d’une dizaine d’années après l’apparition du Cara el sol, à la suite de la Seconde guerre mondiale, deux mille jeunes nationalistes français étaient concentrés comme prisonniers politiques au camp du Struthof, en Alsace, près de Strasbourg.

J’étais l’un d’entre eux. Affamés et transis, sans nouvelles de l’extérieur, presque sans possibilités de lecture, certains trouvèrent une échappatoire, qu’ils communiquèrent aux autres, dans l’évocation de la guerre d’Espagne, en rappelant que Robert Brasillach avait justement écrit dans les Sept couleurs : « Les hommes de ce temps auront trouvé en Espagne le lieu de toutes les audaces, de toutes les grandeurs et de toutes les espérances ». Sur l’air du Cara el sol, ils avaient imaginé des paroles en langue française, auxquelles ils donnèrent le titre de Chanson de José Antonio, hymne de la jeunesse européenne, dont je vous livre la conclusion à l’occasion de ce centenaire du chantre de la jeunesse européenne : «En avant, compagnons d’infortune, la Patrie par nous restera Une. Le drapeau que nous servons, sortira de son oubli, et quand le printemps refleurira, il flottera épanoui ».       

                                                                                      Pierre Sidos

24 avril 1903 : naissance de Jose-Antonio Primo de Rivera

    José Antonio Primo de Rivera y Saénz de Heredia est né à Madrid le 24 avril 1903, mais ses racines familiales sont en Andalousie, plus précisément dans les terres de Jerez de la Frontera (Province de Cádiz). Il est l’aîné de cinq enfants qui, très tôt, perdront leur mère en 1908. Bien que sa famille soit de tradition militaire, il choisit la profession d’avocat après avoir étudié le droit à l’Université Centrale de Madrid, où il obtient sa licence en 1922.

    Fils du général Miguel Primo de Rivera, dictateur qui gouverne l’Espagne de 1923 à 1930, il demeure résolument à l’écart de toute activité politique jusqu’au décès de son père. Celui-ci meurt en exil, à Paris, quelques semaines après avoir renoncé à sa charge. José Antonio hérite de lui le titre de marquis d’Estella. Dans le seul but de défendre la mémoire de son père, durement attaquée par ses adversaires après sa mort, il adhère à l’Union Monarchique Nationale, une organisation politique dont la vie est éphémère. Le respect filial conduit José Antonio à présenter sa candidature aux Cortés, à Madrid en 1931. Après avoir subi un échec, ses interventions publiques, pour revendiquer l’action de son père, se limitent à des plaidoiries dans une série de procès. En 1932, il est soupçonné d’avoir collaboré au soulèvement du général Sanjurjo. Arrêté, il est finalement relâché faute d’éléments à charge.

    Son rejet des vieilles formules politiciennes l’amène à s’intéresser au phénomène fasciste. Il participe, en 1933, au seul numéro du journal El Fascio. Il y publie un article préconisant un nouveau modèle d’État social. Peu de temps après, avec le prestigieux aviateur Julio Ruiz de Alda, il fonde le Mouvement Espagnol Syndicaliste (MES). Son organisation entre immédiatement en contact avec plusieurs membres du Front Espagnol (FE), groupement qui a été créé par des disciples du philosophe José Ortega y Gasset. Le projet politique de José Antonio mûrit peu à peu au cours des mois suivants. Il est finalement présenté au public à l’occasion d’un meeting au Théâtre de la Comédie, à Madrid, le 29 octobre 1933. Quelques jours plus tard, le nouveau mouvement est enregistré sous le nom de Phalange Espagnole (FE).C’est le début d’une activité politique intense pendant laquelle José Antonio mène de front la consolidation du mouvement et la charge de député. Candidat indépendant aux élections de 1933, il obtient en effet un siège dans la circonscription de Cadiz. En février 1934, FE fusionne avec les Juntas de Ofensiva Nacional-Sindicalista (JONS) et devient FE de las JONS. L’organisation est alors dirigée par un Comité Directeur, qui prend la forme d’un triumvirat constitué par José Antonio Primo de Rivera, Ramiro Ledesma et Julio Ruiz de Alda ; ce dernier étant également le président. Mais la renommée attachée au nom de Primo de Rivera, la qualité de député et la personnalité hors du commun de José Antonio font immédiatement de lui le principal représentant de FE de las JONS dont il devient chef national en octobre 1934.

   À mesure que le mouvement se développe, les rangs de la Phalange se libèrent de l’emprise des illustres personnalités monarchiques qui au début altèrent le projet politique de José Antonio. Mais c’est la défection de Ramiro Ledesma qui marque le point d’inflexion le plus important dans l’évolution politique de la pensée josé-antonienne. Celle-ci s’éloigne désormais tous les jours davantage du corporatisme fasciste.

   Depuis son siège aux Cortés, José Antonio dénonce les véritables causes de la Révolution d’Octobre 1934, analyse le problème du sentimentalisme catalan, s’oppose à la contre-réforme agraire projetée par les conservateurs et critique durement la corruption des politiciens radicaux. Sa proposition de Front National, pour faire face au danger marxiste qui se profile en Espagne, reste sans écho parmi les partis de droite. Les candidats phalangistes sont alors conduits à se présenter seuls aux élections de février 1936 et n’obtiennent aucun siège.

   José Antonio est arrêté, en même temps que la majeure partie du Comité Politique de la FE de las JONS, le 14 mars 1936, pour constitution et appartenance à « association illégale ». Cette accusation est finalement écartée par les tribunaux, mais José Antonio n’en reste pas moins incarcéré sur ordre des autorités gouvernementales du Front Populaire. Il ne recouvrera plus jamais la liberté. Alors que ses camarades sont poursuivis – emprisonnés ou assassinés -, il doit affronter plusieurs procès judiciaires. Le 5 juin 1936, José Antonio est transféré à la prison d’Alicante, lieu où il se trouve lors du soulèvement du 18 juillet. Désireux de mettre fin à la tragédie de la guerre civile, il offre sa médiation dans l’espoir de constituer un gouvernement de concentration nationale. Mais le Gouvernement républicain ne retient pas sa proposition. Jugé pour rébellion, il est condamné à mort et fusillé le matin du 20 novembre 1936. Quelques heures avant de mourir, il écrit dans son testament : « Dieu veuille que mon sang soit le dernier sang espagnol versé dans des discordes civiles ».

   Dès la fin de la guerre, son corps est transféré au Monastère de Saint-Laurent de l’Escurial. Il y restera jusqu’au 30 mars 1959, date à laquelle il recevra une sépulture définitive devant l’autel majeur de la basilique de la Sainte Croix de la Vallée des Morts au Combat, après avoir été porté à dos d’hommes par des camarades qui souvent n’ont pas eu l’opportunité de le connaître de son vivant. Sur la simple pierre tombale de granit qui le recouvre figure le nom avec lequel il est entré dans l’Histoire : José Antonio.

Simone Veil pourra voter Front national dimanche

«Je ne remets pas en cause le droit à l’avortement, les choses sont très claires.»
Marine Le Pen, ‘’on n’est pas couché’’, France 2, 18 février 2012

 

 

18 mars 1978 : assassinat de François Duprat

                                       

      26 octobre 1940 – 18 mars 1978
FN – Le Pen – Hommage à François Duprat


   Le 18 mars 1978, sur la départementale menant à Caudèbec-en-Caux (Seine-Maritime), une explosion retentit et pulvérise la voiture de François Duprat. Il se rendait au collège où il enseignait l’histoire quand une bombe télécommandée, placée sous le siège du conducteur, explosa. Sa femme, Jannine, assise à ses côtés, grièvement blessée, échappera miraculeusement à la mort mais restera lourdement handicapée.

                         

   Jean-Marie Le Pen aux funérailles de François Duprat

    Cet attentat sera immédiatement revendiqué par deux groupes terroristes inconnus des services de police, le « commando du souvenir habiroux » et le « groupe habiroux révolutionnaire ». Revendications qui furent rapidement jugées fantaisistes par les enquêteurs. Aujourd’hui encore, la vérité sur les commanditaires de cet assassinat n’est jamais sortie du puits et toutes sortes d’hypothèses, souvent contradictoires, ont été avancées: une piste proche-orientale du fait notamment de liens tissés par Duprat avec le parti Baas syrien, une piste barbouzarde puisque le frontiste s’apprêtait à publier un livre intitulé Argent et politique contenant des révélations fracassantes sur le financement des partis politiques de droite. Cet ouvrage n’est finalement jamais paru. D’autres y ont vu la main de l’extrême gauche…

Né à Ajaccio le 26 octobre 1940, Duprat entra en politique à l’âge de 16 ans. Secrétaire de Maurice Bardèche, – il dirigera sa revue, Défense de l’Occident –, documentaliste de Roland Gaucher pour son ouvrage L’Opposition en URSS 1917-1967, il militera au mouvement Jeune Nation de Pierre Sidos, créera une section GAS à Toulouse – ce qui lui vaudra quelques mois d’emprisonnement – rejoindra par la suite les rangs d’Occident puis d’Ordre nouveau avant d’adhérer au FN à sa création en 1972 où il animera la tendance national-révolutionnaire, deviendra membre du bureau politique et même n°2 du mouvement.

   Diplômé d’études supérieures en histoire, grand spécialiste des mouvements nationalistes français et étrangers, historien anticonformiste doué d’une puissante capacité de travail, Jean-Marie Le Pen garde le souvenir d’un Duprat « hirsute, brillant et myope ».

   « Nous ne devons pas laisser à nos adversaires, marxistes et régimistes, le monopole de la présentation historique des hommes, des faits et des idées. Car l’Histoire est un merveilleux instrument de combat et il serait vain de nier qu’une des raisons importantes de nos difficultés politiques réside dans l’exploitation historique et la déformation systématique des expériences nationalistes du passé. (…) C’est pour répondre à ce besoin (…) qu’une équipe d’intellectuels, de professeurs, de nationalistes a créé la Revue d’Histoire du fascisme. »

                                                                                             François Duprat, mai 1976

7 mars 1894 : naissance de Marcel Déat

Marcel Déat est né à Guérigny en Bourgogne, le 7 mars 1894.

En 1914, il est mobilisé au front pour la durée de la  guerre, qu’il termine avec le grade de capitaine. Sous le pseudonyme de Taëd, il publie  »Cadavres et maximes, philosophie d’un revenant », où il exprime son horreur de la guerre, mais où il est aussi fasciné par la discipline collective et pour la camaraderie au front.

Normalien, journaliste, il est député SFIO de 1926 à 1928 et de 1932 à 1936. En 1933, il est exclu du parti pour ses doctrines de plus en plus autoritaristes et ses positions d’union nationale.

Il participe à la création le 5 novembre 1933 du Parti socialiste de France et devient le chef de file des néo-socialistes, qui sont séduits de plus en plus par les modèles fascistes. Ministre de l’Air en 1936, dans le cabinet Sarraut, il est député « rassemblement anticommuniste » en 1939.

Il devient le fondateur le 310 janvier 1941 du RNP, Rassemblement national populaire, qui se déclare socialiste et européen.  Il participe a la création de la LVF.  Le 27 août 1941, il est blessé dans l’attentat de Paul Collette contre Laval, alors qu’ils passent en revue les troupes de la LVF.

Déat entre le 16 mars 1944 dans le gouvernement comme ministre du travail et de la solidarité nationale de Pierre Laval.

 

Il se réfugie en Allemagne à l’été 1944 et conserve le titre de ministre du travail au sein de la Commission gouvernementale à Sigmaringen.

 En avril 1945, il quitte l’Allemagne pour l’Italie, où il finira ses jours sous un nom d’emprunt, converti au catholicisme, dans le couvent de San Vito, près de Turin.

Durant son exil, il enseigne dans un collège de Turin, et meurt le 5 janvier 1955, sans rien renier de ses idées et de ses choix.  Son épouse nous quitta en 1995, à l’age de 91 ans.

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