Nationalisme et catholicité par Michel FROMENTOUX

Nationalisme et catholicité

par  Michel FROMENTOUX


        Paru dans Fideliter en juillet-août 1992.    

Les évêques français – ou du moins les bureaucrates qui rédigent leurs déclarations – l’ont décrété : le nationalisme est un péché. Le Catéchisme pour adultes publié l’an dernier y voit de son côté la « forme dégradée du patriotisme ». Et, de fait, il y a toujours eu des chrétiens pour considérer les frontières nationales comme une insulte à l’amour dû à tous les hommes de la terre.

Évidemment, si nous vivions dans un monde de saints, il n’y aurait pas plus besoin d’être nationaliste que de fermer à clef la porte de son appartement… Seulement voilà : les hommes ne sont pas naturellement bons, et ils ont besoin de se grouper dans des communautés qui les protègent contre les autres autant qu’elles les aident à contenir leurs propres appétits.

Nier cette évidence revient tout simplement à nier le péché originel : c’est le tort des cosmopolites et de leurs complices démocrates chrétiens qui, jetant le discrédit sur les traditions, les institutions coutumières, les corps sociaux ancestraux, croient porter l’homme aux « franchises de l’esprit » (Marc Sangnier dixit), mais en fait le dépouillent de toute identité sans pour autant servir la paix.

Faut-il donc être nationaliste ? Hélas oui ! Et plus que jamais quand ceux qui veulent détruire les nations n’ont d’autres ambitions que mercantiles. La supranationalité selon Maastricht, comme le « Nouvel ordre mondial » dont elle est le premier jalon, est celle de l’Argent, au nom duquel on rationalise, déracine et asservit. On veut inviter les hommes à fuir tout ce qui mérite d’être gardé et défendu et à se massifier dans la vulgarité du fast-food, dans le culte du gadget et, pour les plus « initiés », sous le vernis gnostique et vaguement spiritualiste du « New Age ». S’il y a un ordre là-dedans, c’est celui de la décharge publique.

LES « ETATS-UNIS D’EUROPE » SONT DERRIÈRE NOUS

Toutefois, s’il convient de s’accrocher à la défense de la nation, c’est parce que le monde est en pleine régression. L’Histoire nous apprend qu’au temporel Rome seule réussit à unir un grand nombre de peuples européens, les aidant à dépasser leurs querelles intestines. Après la débâcle de l’empire, les évêques et les moines sauvèrent l’acquis de la civilisation et, sous le signe de l’universalité chrétienne, révélèrent aux chefs barbares eux-mêmes les bienfaits de l’ordre établi par Dieu dans sa création. Fils aînés de l’Église, les Mérovingiens, puis les Carolingiens tentèrent de prolonger Rome, mais leurs succès ne purent s’inscrire dans la durée. Ce fut alors l’émiettement féodal, tandis que l’Église assurait la maintenance du savoir et de la charité.

Puis les Capétiens eurent la sagesse de rassembler peu à peu les régions, les peuples qui avaient entre eux les plus solides affinités. Ainsi, autour du Roi, lieutenant de Dieu sur terre, se forma la France au rythme de l’hérédité. Ce royaume allait-il vivre replié sur lui-même ? Sûrement pas ! Au-dessus des couronnes, rayonnait alors la Chrétienté, cette grande fraternité des peuples baptisés. Les hommes n’étaient certes pas tendres les uns envers les autres, mais tous possédaient le même sens de la parole donnée, respectaient le même code de l’honneur et savaient qu’ils auraient des comptes à rendre devant Dieu. La Chrétienté c’était aussi la soumission à l’ordre naturel, à la sagesse ancestrale reconnue comme le reflet de la sagesse de Dieu. Tout empêchait l’individu de se prendre pour le centre du monde.

L’EXEMPLE DE SAINTE JEANNE D’ARC

Bien sûr, rien n’est parfait ici-bas. Dès 1054, l’Église d’Europe orientale, préférant ses disputes byzantines à la rigueur latine, se sépara de Rome, au risque de se mettre au service des puissances étatiques. En Occident même, dès le XIVe siècle, le nominalisme de Guillaume d’Occam renvoyait l’homme aux lumières de sa conscience individuelle. Puis des théologiens sorbonnards, laïcistes avant la lettre, voulurent tenter de séparer les fins spirituelles des hommes des fins temporelles des États, tandis que d’autres soutenaient la primauté des conciles sur la papauté. Climat d’impatience face aux cadres traditionnels, donc profitable – déjà ! – aux hommes d’affaires qui se mirent à rêver d’une Europe réorganisée selon des visées marchandes. En envahissant la France, en lui arrachant même sa dynastie par l’odieux traité de Troyes, (1420), donc en mettant hors jeu le royaume capétien, l’Angleterre servit fort bien les intérêts des marchands anglo-saxons, mais aussi allemands et bourguignons, qui pourraient ainsi se livrer aux démons de la démesure. La crise était aussi dans l’Église où la hiérarchie se compromettait bien souvent avec ceux qui fabriquaient l’opinion dans un sens hostile à la catholicité romaine. Et pendant ce temps, à l’est, l’islam progressait…

C’est alors que Dieu envoya sainte Jeanne d’Arc, une humble jeune fille ignorant les sophistes de son temps, obéissant d’un même élan à l’ordre divin et aux lois permanentes de la Création. Elle fit tout de suite sacrer à Reims le roi légitime Charles VII, sachant bien qu’en l’absence d’autorité royale, tout effort militaire, social, intellectuel et même religieux risquait de demeurer éphémère. Ce faisant, elle affirma devant toute l’Europe que la légitimité et la souveraineté françaises étaient inaliénables. Et tandis qu’elle restituait aux Français l’héritage qui les faisait être ce qu’ils étaient, elle montrait aux Anglais, fermement mais sans haine, qu’ils avaient intérêt à retourner vivre là où ils pouvaient vivre en paix. Et du même coup, elle donnait le coup de grâce à la supranationalité matérialiste, brandissant contre le cosmopolitisme le véritable universalisme : celui de la Croix, qui ne brise jamais les liens naturels et historiques entre les hommes, mais appelle au contraire les communautés à concourir au bien commun universel.

Jeanne, incarnation du nationalisme français ? La réponse est oui. Certes on ne parlait guère de nation à cette époque (et pas toujours dans son sens actuel), et pas du tout de nationalisme puisqu’en tenait lieu la simple fidélité à la lignée royale, garante de la continuité et de l’identité de la France. Mais justement, en intervenant pour restaurer au nom du Christ la dynastie légitime, Jeanne revivifia le foyer des vraies ententes humaines, cette communauté de destin, cet héritage auquel convient parfaitement le mot de nation (de natus : né). Ainsi la Sainte a-t-elle montré une bonne fois pour toutes – et jusqu’au sacrifice suprême – que se conformer aux lois gardant une nation incorrompue dans son être historique, c’est appliquer le IVe commandement (« Tes père et mère honoreras ») et c’est servir la paix, car celle-ci se fonde sur la justice entre les nations et non sur leur fusion dans des agrégats informes et manipulables.

LUTHER CONTRE LA CHRÉTIENTÉ

Hélas, au XVIe siècle, survint Luther et, avec lui, selon l’expression d’Auguste Comte, « l’insurrection de l’individu contre l’espèce ». Dès lors plus de référence supérieure reconnue par tous ; la conscience pouvait tout réinterpréter ; l’Europe chrétienne était touchée au plus profond de son âme. Ce ne fut pas un progrès. Les nations durent renforcer leurs frontières autant que leur administration intérieure. Pour ne pas laisser le champ libre aux égoïsmes particuliers ou collectifs, elles durent partout fédérer les forces vives et devenir ainsi les éléments irremplaçables d’équilibre, de mesure et d’ordre. L’unité, devenue difficile sur le plan spirituel, devait subsister sur le plan temporel par les nations, lesquelles, d’ailleurs, réalisant la paix intérieure dans une communauté de destin, pouvaient dès lors amplement contribuer au retour de l’unité spirituelle.

C’est ainsi que la France du Roi Très-Chrétien vit au XVIIe siècle des foules de protestants se convertir (hélas pas tous !), tandis que le rayonnement de sa culture manifestait sa vocation à l’universalité. On put même parler d’une Europe de l’esprit, née de l’influence française.

LA CARICATURE RÉVOLUTIONNAIRE DU NATIONALISME

Le coup fatal fut porté par la Révolution de 1789. Le mot nation lui-même fut dénaturé. Il ne s’agit plus, selon l’idéologie libertaire, de communauté scellée par l’Histoire, mais d’une association nouvelle à laquelle on appartient par un acte de simple volonté individuelle. Dès lors l’État, création de la volonté générale souveraine, ne put que s’ériger en absolu, confinant la foi dans le for intérieur de chacun et détruisant les florissantes libertés séculaires des métiers et des provinces, afin que chacun pût « librement » faire coïncider sa volonté avec la mythique volonté générale. L’on vit aussi apparaître la guerre révolutionnaire, qui n’avait plus grand chose de commun avec les querelles traditionnelles des rois pour agrandir leurs domaines : les masses s’y trouvèrent engagées, au nom d’une idéologie à imposer au reste du monde et qui engendrait la haine obligatoire de l’étranger considéré comme l’obstacle à la réalisation du Progrès… Ainsi la Révolution, se réclamant de la « nation », mit-elle pour vingt ans l’Europe à feu et à sang. Plus grave encore : l’idéologie volontariste exportée suscita partout des « nationalismes » d’un nouveau genre, qu’il serait plus juste d’appeler nationalitarismes puisque nés dans le mépris de l’Histoire, fondés uniquement sur la volonté des individus, sur l’idée de contrat passé entre gens « libres et égaux » voulant vivre ensemble et se suffire à eux-mêmes. Ces « nations » créées artificiellement, disloquant de vastes ensembles aux bienfaits séculaires (pensons à l’empire austro-hongrois), devinrent autant de foyers d’instabilité dans le monde ; les guerres de 1914-18 et 1939-45 en sortirent.

Or il n’y a aucune différence de nature entre cette conception exacerbée de la nation et l’abandon national actuel. Le glissement est même fatal : dès lors que la nation ne repose que sur la volonté des individus, elle est condamnée à tous les ébranlements et n’est plus rien d’autre que ce que les majorités veulent bien qu’elle soit. D’où l’idée que, pour ne plus revoir les guerres atroces que l’on a connues, il faudrait non point renoncer à l’idéologie de 1789, mais faire de chacun un « citoyen du monde » en imposant partout la « philosophie » des Droits de l’Homme. Ainsi égaliserait-on toutes les sociétés, obligeant les plus enracinées dans l’Histoire à apostasier pour se mouler sur le même type de démocratie et de technocratie que celles qui viennent tout juste de sortir de la barbarie. On croit ainsi servir la paix… En étouffant la civilisation !

LA VOIX DE L’ÉGLISE

Il faut revenir aujourd’hui au vrai nationalisme, et non à sa caricature jacobine, laïque et agressive – cette caricature que des gens ignorants ou mal intentionnés affectent de confondre avec le vrai. Une précision s’impose ici : Pie XI et Pie XII n’ont jamais condamné le nationalisme en tant que tel, mais seulement les hypertrophies qui le dénaturent. Ainsi, dans l’encyclique Urbi arcano Dei (23 décembre 1922), Pie XI a dénoncé le « nationalisme déréglé ». De même, dans son message de Noël 1954, Pie XII a distingué d’une part « la vie nationale », « droit et honneur d’un peuple », « ensemble de toutes les valeurs de civilisation qui sont propres à un groupe déterminé, constituant le lien de son unité spirituelle », « contribution propre qui enrichit la culture de toute l’humanité » (c’est ce que défend le nationalisme), et d’autre part l’exploitation de la nationalité : « La vie nationale n’est devenue un principe de dissolution de la communauté des peuples que lorsqu’elle a commencé à être employée comme moyen pour des fins politiques, c’est-à-dire quand l’État dominateur et centralisateur fait de la nationalité la base de sa force d’expansion » (voilà le nationalitarisme jacobin).

Le nationalisme français, dont la plus pure expression a été donnée par Charles Maurras, est en parfait accord avec la tradition catholique. Quand en 1939 furent levées par Pie XII les sanctions ayant frappé l’Action française, aucune rétractation ne fut demandée à Maurras sur la doctrine de son nationalisme. Car celle-ci s’oppose nettement à l’État érigé en absolu. L’État doit être remis à sa place de serviteur du bien commun, de fédérateur des forces vives, de garant de la continuité nationale, et c’est pourquoi sa forme la plus parfaite en France, le « nationalisme intégral » (selon Maurras), est la monarchie, ce fait de paternité et d’autorité, donc d’amour, qui manifeste pleinement que la nation est un héritage. L’État nationaliste français est inconcevable sans le respect des diversités régionales et des libertés professionnelles, ces « républiques » dont l’harmonisation constitue le « pays réel ». Enfin cet État résolument décentralisateur rendrait à l’Église entière liberté de culte et d’enseignement ; cela va de soi dans un pays dont l’âme a été façonnée par la foi catholique hors de laquelle il est vain de chercher un ordre véritable des intelligences et des cœurs.

NATIONALISME ET PATRIOTISME

On peut se demander ici ce qui distingue nationalisme et patriotisme. Lisons Maurras : « Patriotisme s’est toujours dit de la piété envers le sol national, la terre des ancêtres et, par extension naturelle, le territoire historique d’un peuple. » « Nationalisme s’applique, plutôt qu’à la terre des pères, aux pères eux-mêmes, à leur sang, à leurs œuvres, à leur héritage moral et spirituel, plus encore que matériel. Le nationalisme est la sauvegarde due à tous ces trésors qui peuvent être menacés sans qu’une armée étrangère ait passé la frontière, sans que le territoire soit physiquement envahi. »

Donc le nationalisme ne remplace pas le patriotisme, il le renforce même en le réenracinant dans le terroir familier des provinces à faire revivre, mais il le dépasse. Par exemple, lorsque sainte Jeanne d’Arc boutait les Anglais hors de France, elle agissait par patriotisme ; mais sa mission était bien plus élevée : elle consistait à rendre au pays les moyens de renouer avec le meilleur de ses traditions. Là est le nationalisme.

LA « SEULE INTERNATIONALE QUI TIENNE »

Osons maintenant l’affirmer : les nations historiques – et en premier lieu la France – fidèles à elles-mêmes, ont une mission de paix, parce que, riches d’une expérience millénaire et du sens de la mesure, nourries de l’Antiquité latine, héritières de tant de saints et de martyrs, elles sont porteuses de valeurs universelles, celles de la foi catholique, « la seule internationale qui tienne », disait Maurras.

Comme l’écrivait ce dernier à Pierre Boutang en février 1951 : « Nous bâtissons l’arche nouvelle, catholique, classique, hiérarchique, humaine, où les idées ne seront plus des mots en l’air, ni les institutions des leurres inconsistants, ni les lois des brigandages, les administrations des pilleries et des gabegies, où revivra ce qui mérite de revivre, en bas les républiques, en haut la royauté et, par-delà les espaces, la Papauté. »

Agir autrement, n’est-ce pas bâtir sur le sable ?

Michel FROMENTOUX.


Aux morts de février

       AUX MORTS DE FÉVRIER

Les derniers coups de feu continuent de briller

Dans le jour indistinct où sont tombés les nôtres.

Sur onze ans de retard, serai-je donc des vôtres ?

Je pense à vous ce soir, ô morts de Février.

                                                  5 février 1945

                                          Robert Brasillach

 

 

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5 février 2000 : mort de Claude Autant-Lara

Claude Autant nait le 5 août 1901 à Luzarches dans le Val-d’Oise.

Fils de l’architecte Édouard Autant et de la comédienne Louise Lara, sociétaire de la Comédie-Française.

 

Claude Autant-Lara suit sa scolarité au lycée Janson-de-Sailly et découvre rapidement le cinéma, une véritable révélation.

Renvoyé du lycée en 1915, il part en Angleterre dans un collège à la discipline sévère et revient pour s’inscrire à l’École des arts décoratifs où il se lie d’amitié avec le futur comédien Julien Carette.

 

il est engagé par Marcel L’Herbier, en 1920, comme assistant-réalisateur et décorateur pour le film L’Homme du large d’après Honoré de Balzac. En 1923, L’Herbier produit le premier court-métrage d’Autant-Lara, Faits-divers, dans lequel ce dernier dirige sa mère.

 

En 1949, il adapte à l’écran la pièce de Feydeau, Occupe-toi d’Amélie, qu’il considérera comme son film préféré. Puis il enchaîne les comédies sombres et les aventures douces-amères comme L’Auberge rouge (Fernandel) en 1951, La Traversée de Paris (Jean Gabin, Bourvil et Louis de Funès) en 1956, La Jument Verte (Bourvil), inspirés de Marcel Aymé, et En cas de malheur (Jean Gabin et Brigitte Bardot) en 1959, d’après Simenon.

 

 

Son adaptation du roman de Stendhal, Le Rouge et le Noir, en 1954, lui vaut de violentes critiques des futurs cinéastes de la Nouvelle Vague, qui lui reprochent d’incarner un cinéma dépassé. Dans un article publié dans les Cahiers du cinéma, le jeune critique François Truffaut s’en prend à ce symbole d’« une certaine tendance du cinéma français », dont les conceptions artistiques relèvent selon lui d’un autre âge. En réaction, Autant-Lara critiquera invariablement l’ensemble du mouvement de la Nouvelle Vague.

 

Il tourne encore une quinzaine de films avant de cesser ses activités de réalisateur dans les années 1970.

 

Il publie alors plusieurs livres de souvenirs, des recueils de discours et des pamphlets comme Télé-Mafia, Les fourgons du malheur ou Le Coq et le Rat. Ses mémoires, intitulés La Rage dans le cœur et publiés en 1984, témoignent de son amertume.

 

Le 8 mai 1989, il déjeune avec Jean-Marie Le Pen et annonce qu’il se présente avec le Front national aux élections européennes.

 

Le 18 juin 1989il est élu au Parlement européen sur la liste du Front national.

 

Doyen d’âge de la nouvelle assemblée, il préside la session inaugurale, en juillet 1989. Il prononcé un discours où il exprime notamment ses « inquiétudes face à la menace culturelle américaine ». La quasi-totalité des députés sortit de l’hémicycle afin de ne pas assister au discours d’un élu du Front national.

 

Piégé par une journaliste, des propos tenus en privé, sont reproduits par le mensuel Globe en septembre 1989, disant au sujet de Simone Veil : « Que vous le vouliez ou non, elle fait partie d’une ethnie politique qui essaie de s’implanter et de dominer… Oh elle joue de la mandoline avec ça [les camps de concentration]. Mais elle en est revenue, hein ? Et elle se porte bien… Bon alors quand on me parle de génocide, je dis, en tout cas, ils ont raté la mère Veil ! ».

 

Le garde des Sceaux d’alors, Pierre Arpaillange, fit engager des poursuites pour « injures raciales, diffamation raciale et incitation à la haine raciale. » Claude Autant-Lara fut relaxé, mais l’ampleur du scandale suscité par ses propos l’amena à démissionner de son mandat de député européen.


l affaire autant lara par eurydile

En outre, les membres de l’Académie des beaux-arts, dont il était vice-président pour l’année, lui demandèrent de ne plus siéger parmi eux. Il fut remplacé, à sa mort, par le cinéaste Francis Girod.

 

Claude Autant-Lara meurt à 99 ans, le 05 Février 2000 à Antibes. Son corps repose au cimetière de Montmartre.

Militant n° 667

Militant n° 667 de janvier 2015 est paru.

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L’Amérique, mère de la religion de la Shoah par Hannibal

L’Amérique est la mère de la religion de la Shoah.

Les pères de celle-ci sont nombreux comme les poils de la barbe du sage. Robert Faurisson a tort, l’Etat d’Israël n’est ni l’instigateur ni le principal bénéficiaire de la chose, tout le monde en a croqué depuis le 2 février 1945, jour entre tous mémorable où la Pravda révéla que les nazis avaient exterminé les juifs à Auschwitz dans d’immenses abattoirs “électriques”. Le reporter qui relatait cela, Boris Polevoï, était juif, mais ce n’est pas une raison suffisante pour mettre sa parole en doute ni voir dans ses propos un complot juif. Qu’il ait eu lieu au moyen d’eau bouillante, de monoxyde de carbone, de Zyklon B (le regretté François Nourissier, sans doute obsédé par les faux bijoux, écrivait Zyrkon B dans l’un de ses derniers livres), ou encore plus simplement en jetant les bébés dans des brasiers allumés à même la nappe phréatique, comme nous en assure l’incomparable Elie Wiesel (loué soit son saint nom), le résultat de l’“holocauste” est là, prévisible, prévu, souhaitable, souhaité : ce ne sont pas seulement, ce ne sont pas d’abord les crimes de Tsahal ou du groupe Stern qui sont justifiés, c’est ceux du communisme international et de l’Union soviétique, de l’aviation anglaise, de l’aviation américaine, c’est l’abandon de l’Europe centrale, ce sont les alliances contre-nature de la politique d’après-guerre et la soumission aux Etats-Unis, etc., y compris les crimes des mouvements de décolonisation, etc., c’est aujourd’hui le mondialisme. Comparé au mal absolu symbolisé par la Shoah, tout est bon, etla grande alliance contre Hitler fonde à jamais la démocratie, c’est encore vrai aujourd’hui en Irak, en Syrie et à Charlie. On voit donc combien sont nombreux les pères fondateurs complices, les exploitants synergiques du crime unique, les pères de cette contre-église qui ne se limite pas à l’Euramérique mais tend à devenir universelle. Cela n’empêche pas que la part juive (pas seulement sioniste) de ce conglomérat soit importante, bien sûr, et bien naturellement. En particulier les “rescapés”, ou réels ou prétendus, ont joué un rôle important.

 

Suite de l’article d’Hannibal dans Rivarol n° 3174 du 5 février 2015

Site du journal  Rivarol

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Vers un renforcement de la tyrannie antiraciste ! par Jérôme Bourbon

Le 27 janvier, lors d’un discours au mémorial de la Shoah à Paris, à l’occasion du 70e anniversaire de la “libération” du camp d’Auschwitz, François Hollande a annoncé « d’ici la fin du mois de février un plan global de lutte contre le racisme et l’antisémitisme ». “Sécurité”, “transmission” vers les jeunes générations et « régulation du numérique » seront les principes de cet énième plan selon le président de la République qui a décidé de renforcer considérablement la chape de plomb qui pèse sur nous et qui est de plus en plus insupportable. « Le gouvernement de Manuel Valls a pris les dispositions qui convenaient pour que les synagogues, les commerces, les écoles, les centres culturels de la communauté juive soient protégés », a rappelé l’hôte de l’Elysée. « Je veux aller plus loin, en améliorant la visibilité et l’efficacité des sanctions : ce qui supposera de généraliser la caractérisation raciste et antisémite comme circonstance aggravante d’un délit, et sortir la répression de la parole raciste et antisémite du droit de la presse pour l’intégrer au droit pénal général », a affirmé François Hollande confirmant les projets de Christiane Taubira dont nous avons parlé dans notre précédent éditorial. On peut s’attendre au pire : détention préventive, comparution immédiate, peines de prison allongées, amendes alourdies. Traiter les journalistes politiquement incorrects, et au-delà tous les hommes libres, comme des criminels de droit commun, voilà le projet du pouvoir en place qui montre de manière spectaculaire à quel point il est du camp de l’anti-France. Le chômage et la violence, les dettes et les déficits peuvent exploser, ce qui compte pour l’Exécutif, c’est de traquer les mal-pensants !

Et pour que personne n’échappe à la nouvelle religion laïque, antiraciste et philosémite (c’est en fait la même chose), le bourrage de crânes va s’intensifier dès la maternelle et à tous les niveaux de l’enseignement. Les élèves, les enseignants et les parents d’élèves devront se soumettre sauf à essuyer les pires avanies. Dans son discours à la Sorbonne, le 21 janvier, Hollande, évoquant les minutes de silence perturbées dans certains établissements scolaires, s’était déjà montré martial : « Tout comportement mettant en cause les valeurs de la République ou l’autorité [des enseignants fera l’objet d’un] signalement [au chef d’établissement] […] Aucun incident ne sera laissé sans suite. Chaque fois qu’il y aura une mise en cause de la dignité, de l’égalité entre jeune fille et jeune garçon, qu’il y aura une pression, un mot qui sera prononcé qui met en cause une valeur fondamentale de l’école et de la République, il y aura une réaction. » Hollande a par ailleurs annoncé la création dans chaque académie de groupes de volontaires, des « réserves citoyennes » (sic !), pouvant intervenir dans les établissements scolaires. François Hollande a également souhaité que le 9 décembre, la « Journée de la laïcité soit célébré dans tous les établissements scolaires ». Ce jour a été choisi car c’est l’anniversaire de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, le 9 décembre 1905. Mais si l’Etat français est en effet séparé de l’Eglise depuis cette date, il n’a jamais été séparé en revanche de la loge ni de la synagogue dont il est en fait une émanation. Il n’est que de voir son allégeance au CRIF et les valeurs qu’il prône et qui sont toutes celles de la franc-maçonnerie.

Suite de l’éditorial de Jérôme Bourbon dans Rivarol, disponible le 29 janvier 2015.

Site du journal  Rivarol

 

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28 janvier 2014 : mort de Blas Piñar


Blas Piñar López est né le 22 novembre 1918 à Tolède, fils d’un officier.

Il passe son enfance à Cartagena, et revient plus tard à Tolède. Là, il est surpris par le coup d’état en Espagne en Juillet 1936 contre la République. Il fait parti des défenseurs durant le siège de l’Alcazar de Tolède.

Son engagement politique commence dans la Fédération catholique des étudiants.

Après la guerre, son doctorat en droit à l’Université Centrale de Madrid obtenu en 1944, il commence sa carrière comme procureur pendant plusieurs législatures.

Il est, dans le même temps, directeur de l’Institut de culture hispanique entre 1957 et 1962, organisme qui devint par la suite l’Institut de coopération ibéro-américaine, créé en 1979 au début de la transition démocratique.

En 1962, après un voyage à travers l’Amérique latine et aux Philippines, Blas Pinar écrit un article dans le journal ABC de Madrid, intitulé «Hypocrites» qui critique vivement la politique étrangère des États-Unis. En raison des bonnes relations bilatérales à ce moment-là entre Espagne avec les USA, l’ambassadeur américain, a fait rejeter Pinar de toutes ses fonctions officielles.

Cela ne change rien à sa loyauté envers le régime de Franco.

Il prend la charge de notaire. Il est notamment le notaire de Léon Degrelle est l’un des plus fort soutient de ce dernier. Pinar, l’aide à devenir espagnol d’abord de papier, puis de nationalité ensuite.  

Il crée Fuerza Nueva Editorial S.A., et commence à publier la revue du même nom en 1967.

Finalement, en 1976 il constitue Fuerza Nueva en parti politique avec l’objectif de maintenir vivants les idéaux religieux et politiques du Soulèvement nationaliste des 17 et 18 juillet 1936 et de l’Espagne franquiste. Pour ce faire, le nouveau parti tente de regrouper toutes les forces politiques de même caractère catholiques, patriotique et social dont se réclame Fuerza Nueva. Le slogan de Fuerza Nueva est  «Dios, Patria y Justicia» !

Lors des élections législatives de 1979, après l’adoption de la Constitution de l’année précédente, il est élu député de la coalition de l’Union nationale dont Fuerza Nueva est membre.

Il s’oppose alors à la création de régions autonomes et est témoin de la tentative de coup d’Etat du 23 février 1981, soutenue par la suite dans un manifeste par son fils.

En 1982, Fuerza Nueva se dissout et renaît, quatre ans plus tard, sous le nom de Frente  national, mais ne gagnera aucun siège au parlement.

En 1989, avec le soutien du Front national français de Jean-Marie Le Pen, du Movimento Sociale Italiano (MSI) de Giorgio Almirante, il se présente aux élections du Parlement européen, sans être élu.

Après des pactes successifs avec d’autres formations et plusieurs changements de nom, il participera en 2004 à la création de Alternativa Española, dont il est président d’honneur et avec laquelle il participe aux dernières élections municipales en 2011.

2002 et 2004 a été publiquement impliqué dans le projet qui a échoué le long devant espagnol FE / La Phalange, qui visait à unifier l’appel extrême droite et qui n’a pas fin caillage.

Depuis l’été 2005, après avoir subi une opération chirurgicale durant laquelle il lui a été retiré une tumeur bénigne dans la gorge, il réduit de manière significative ses apparitions et interventions en public.

Ardent soutien du coup d’Etat qui a mené Francisco Franco au pouvoir, Blas Piñar a été assidu aux commémorations de la mort de Franco jusqu’en 2010, tant que sa santé lui permettait les déplacements.

Blas Piñar malade depuis plusieurs années, est resté actif jusqu’à peu de temps avant sa mort en écrivant des livres et en publiant plusieurs articles.

Blas Piñar est marié à Carmen Gutiérrez Duqua, le couple a eu huit enfants.

Le chef historique des nationalistes espagnole, Blas Piñar, décède le  mardi 28 janvier 2014 à son domicile de Madrid à l’âge de 95 ans


Notre Ami Alberto Torresano et Blas Piñar

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La politique islamophile des dhimmis Steeve Briois et Marine Le Pen à Hénin-Beaumont

La politique islamophile des dhimmis  Steeve Briois l’uraniste  et Marine Le Pen à Hénin-Beaumont

 

Marine Le Pen, lorsqu’elle se déplace jusqu’à Hénin-Beaumont, est d’ailleurs relativement bien accueillie par les populations arabo-musulmanes qui constituent déjà une immigration de deuxième ou de troisième génération. Il n’est ainsi pas rare de la voir serrer la main à des femmes voilées, de se faire prendre en photo avec leurs enfants ou même faire des achats auprès des commerçants d’origine maghrébine. Cette attitude qu’adopte Marine Le Pen lorsqu’elle rencontre une personne d’origine maghrébine veut faire croire aux électeurs que le Front national n’est pas islamophobe. Des gogos du Fn croient que certains musulmans vont reconsidérer le FN et iraient même jusqu’à voter pour lui.

 

Désormais aux manettes de la municipalité, Steeve Briois poursuit sans relâche une stratégie d’ouverture permanente à la population arabo-musulame. A Hénin-Beaumont aucune polémique n’a éclaté à propos du porc ou des « doubles-menus » dans les cantines scolaires. De la même façon, à l’opposé de certains de ses collègues, Steeve Briois n’a pas organisé de « Fête du cochon » ni aucun autre évènement susceptible de heurter les musulmans dans leur pratique religieuse.

 

La réaction de Steeve Briois aux attentats qui ont frappé Paris constitue le point d’orgue de sa nouvelle ligne politique résolument islamophile. Dès le vendredi 9 janvier, jour de la grande prière pour les musulmans, Steeve Briois s’est rendu à la Mosquée d’Hénin-Beaumont où il y a rencontré les responsables de la communauté musulmane avant d’appeler à ne pas amalgamer islam et islamisme.

 

Alors qu’auparavant Steeve Briois se contentait simplement de s’abstenir à propos d’évènements dont on aurait pu légitimement attendre une réaction de sa part, le maire d’Hénin-Beaumont a cette fois décidé de clairement marquer son soutien à une certaine communauté religieuse.

 

Dans sa volonté de construire une gestion municipale frontiste complètement désidéologisée, Steeve Briois a invité les responsables locaux du culte musulman à la manifestation « Je suis Charlie » organisée par la municipalité. Cette main tendue à la communauté musulmane s’est prolongée lorsqu’à l’occasion du rassemblement en hommage aux victimes des attentats, Steeve Briois a fait intervenir les responsables de la Mosquée d’Hénin-Beaumont sur le perron de l’Hôtel de Ville. En affichant ainsi ostensiblement les excellentes relations qu’il entretient avec la communauté musulmane, Steeve Briois s’exerce incontestablement à faire du Front national un parti islamo-compatible.

 

Paradoxalement, dans le même temps où Steeve Briois semble apprécier la présence des responsables du culte musulman à ses côtés, et il n’hésite pas à signifier les relations dégradées qu’il entretient avec l’Eglise catholique locale.

 

Cette politique à deux vitesses de Steeve Briois qui se rapproche du culte musulman dans le même temps qu’il s’éloigne du culte catholique témoigne à n’en pas douter du caractère électoraliste de cette stratégie. Le Front national d’Hénin-Beaumont n’éprouve nullement le besoin de séduire l’électorat catholique.

 

Il s’agit plutôt pour lui de faire entrer dans ses rangs des électeurs musulmans afin de bâtir un véritable mouvement capable de s’appuyer sur la population allogène pour faire des voies.

 

On savait déjà Steeve Briois ‘’ouvert’’ à l’arrivée de l’uraniste Sébastien Chenu au Front national, le voici désormais prêt à être soumis à l’islam, à être un dhimmi !

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Ni Charlie ni Charia, ni Mossad ni CIA ! par Jérôme Bourbon

Ni Charlie ni Charia, ni Mossad ni CIA !

Du 7 au 9 janvier nous avons vécu notre 11 septembre à nous, un 9-11 français, un 9-11 du pauvre puisque les attentats ont fait 17 morts (20 en comptant les tueurs) contre quelque 3 000 aux Etats-Unis d’Amérique. Depuis une semaine la France a basculé dans l’hystérie collective. Hollande qui était le président le plus décrié, le plus impopulaire de la Ve République apparaît tout à coup aux yeux de la grande masse des imbéciles comme le père de la nation, le nouveau Clemenceau, le nouveau De Gaulle. Il est d’ailleurs très choquant que les attentats profitent au pouvoir exécutif alors même que par leur politique conjointe d’immigration-invasion et de soumission au lobby américano-sioniste les politiciens qui se sont succédé depuis plusieurs décennies au pouvoir portent une responsabilité écrasante dans les tragiques événements de la semaine dernière. N’était-ce pas une folie d’encourager à la fois la venue et l’installation de millions d’immigrés extra-européens, pour la plupart de culture et de religion mahométane, et issus pour l’immense majorité d’entre eux d’Afrique du Nord ou d’Afrique subsaharienne et par ailleurs de les exciter contre la France en menant des guerres en Irak, en Afghanistan, en Libye, en Syrie où nos intérêts vitaux n’étaient nullement menacés, de prendre parti de manière partiale et injuste pour l‘entité sioniste dans son attitude meurtrière envers les Palestiniens (rappelons que lors de la dernière offensive majeure de Tsahal sur Gaza Hollande et Valls avaient interdit des manifestations de protestation contre la sauvagerie de l’armée israélienne massacrant sans vergogne des enfants désarmés), d’être inféodé chaque jour davantage à l’axe américano-sioniste ? La France est le pays d’Europe qui compte à la fois la communauté juive et la communauté arabo-musulmane les plus nombreuses, ce dont il n’y a certainement pas de quoi se vanter, et ce qui est un cocktail explosif. RIVAROL le répète depuis des décennies : les sociétés multiculturelles, multiethniques et multiconfessionnelles sont multiconflictuelles. L’exemple du Liban, du Kossovo et de tant d’autres régions du monde l’ont amplement démontré.

Si la France était restée ce qu’elle était encore il y a une soixantaine d’années, un peuple homogène, blanc, européen et chrétien, nous n’aurions jamais connu les attentats sanglants de ces derniers jours.

Suite de l’éditorial de Jérôme Bourbon dans Rivarol, disponible le 15 janvier 2015.

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