18 décembre 2013 : mort de Jean-Pierre Dellac

Né en 1948, Jean-pierre Dellac créa le service d’ordre du Parti de la France, le Service d’Encadrement et de Protection (SEP).

Jean-Pierre Dellac a milité et travaillé dans le domaine de la sécurité pendant près d’un demi-siècle d’abord au SAC (le bon) puis durant pres de 30 ans au Front National où il fut Coordinateur du DPS.

Le catalogue des nuisibles par Serge de Beketch

    Serge de Beketch avait déjà combattu les dérives internes du Front National et avait fait paraitre un texte intéressant dans son livre paru en 2006: Le catalogue des nuisibles (Les vilains hardis).   Voici un extrait (plutôt long) tiré du chapitre Les pêcheurs de l’urne:

 

 

    «Il faut « dépoussiérer » nos idées de tous les blocages idéologiques et comportementaux. II nous faut vraiment avoir un Camp national décomplexé. Notre camp doit [ ... ] tenir compte de l’évolution des familles et répondre à celles qui sont recomposées, sans puritanisme aucun.      D’où une nécessité impérative pour notre camp, celle d’être laïque. Il ne s’agit pas d’aller contre la foi de bon nombre de camarades du camp national, mais de tenir compte de l’agnosticisme d’une partie importante des classes populaires et moyennes, notre base électorale. »

    Tel est le programme d’un groupe de «Patriotes pour l’Union» qui, dans la perspective de l’union proposée par J.- M. Le Pen, se réclame implicitement du Front anti-Jeanne d’Arc.

    Les choses sont claires.

    Fini de résister à l’effondrement de tout ce qui a fait la France en quinze siècles, à la perte du sentiment national et de la fierté légitime d’appartenir à la race française, de résister encore à la crétinisation de la jeunesse, à la perversion des mœurs, à l’assassinat des générations à venir, à la destruction de la famille, à la négation de la patrie, à la chosification du travail, au monopole télévisuel du ricanement talmudique et de la fesse cachère, à la domestication des Français par l’occupant, à la trahison des clercs collabos.

    L’urgent n’est pas de faire gagner nos idées. C’est de les dépoussiérer.

     C’est de débloquer nos idéologies. Lesquelles ? Au profit de laquelle?

    La démocratie égalitaire par suffrage universel à deux tours sans mandat impératif, rêve de tous les parasites politiques de la planète?

     Lire la suite

12 décembre 1946 : naissance de Serge de Beketch

Serge André Yourevitch Verebrussoff de Beketch est né à Tours le 12 décembre 1946.

Russe, son grand-père paternel était aide de camp du général Dénikine, chef des Armées blanches durant la guerre civile russe. Son père, sous-officier de Légion étrangère, est mort à la bataille de Diên Biên Phu où il est enterré.

En 1966, à l’âge de vingt ans, il entre comme pigiste de la page des spectacles à l’hebdomadaire Minute.

En 1967, il s’engage dans l’armée israélienne à l’occasion de la guerre des Six Jours, mais les affrontements furent si rapides qu’il n’eut même pas le temps de revêtir l’uniforme.

En 1970, il est embauché par Havas Conseil, où il participe à la création d’un département des « médias spécifiques ». Un temps membre de la franc-maçonnerie (Grande Loge de France, puis Grande Loge nationale française), il s’en éloigne très vite et ne cessa de dénoncer la maçonnerie. On lui doit ce trait qui résume assez bien la FM :.  : « Les Francs-maçons sont des Juifs de synthèse.  Un tas d’imbéciles manipulés par une poignée de crapules. »

Dès 1969, René Goscinny l’invite à collaborer comme scénariste aux pages d’actualité de l’hebdomadaire Pilote. Il écrit en outre diverses histoires en bande dessinée et rédige pour les éditions Publicness les versions françaises des revues américaines Eerie, Creepie et Vampirella. Il collaborera également, sous le pseudonyme d’Altamont Baker, à la « revue internationale de l’image » Zoom.

Serge de Beketch est au deuxième rang

En 1975, Serge de Beketch quitte Pilote à la suite du départ de René Goscinny. Il devient alors chef des informations, puis rédacteur en chef de Minute en 1979. Il quitte cette publication en 1986 à la suite d’un désaccord avec la nouvelle direction et occupe, à la demande de Jean-Marie Le Pen, le poste de directeur de la rédaction de National-Hebdo.

En 1987, il participe activement avec Jean Ferré à la naissance de Radio Courtoisie, après avoir été évincé de Radio Solidarité. Il y animera un Libre Journal hebdomadaire de trois heures le mercredi soir jusqu’à son décès en 2007.

Dans son émission il conseille la lecture de Robert Faurisson, pour « échapper aux diktats de la pensée unique » et « décaper les neurones ».

Il y vitupère « l’État socialiste avorteur », « les territoires occupés » (les banlieues), « la saloperie de Karl Zéro et son émission anal-pute » (Canal+), les « cloportes merdeux » (les journalistes), les « imbéciles qui lisent Libé », les « batteurs d’estrade » (comme Guy Bedos, Jean-Jacques Goldman) auxquels « autrefois on ne donnait même pas une sépulture chrétienne».

Dans ses émissions, il a très souvent défendu des thérapies non reconnues qu’il utilisait, comme celles proposées par Mirko Beljanski et Loïc Le Ribault.

En 1990, il revient prendre la direction de la rédaction de Minute, à la demande de Serge Martinez, nouveau propriétaire du titre. En 1993, il est démis de ses fonctions par l’équipe qui, ayant racheté le titre à Martinez, le juge trop engagé politiquement. Il fonde alors avec son épouse, Danièle, son propre journal décadaire, Le Libre Journal de la France courtoise qui ne survivra pas a son fondateur.

En 1995, il est directeur de la communication de la mairie de Toulon, alors dirigée par le maire Front national Jean-Marie Le Chevallier. Il met cependant de son propre chef un terme à cette collaboration au bout de quatre mois, considérant que l’incompétence de l’équipe municipale nuit à l’image du Front national.

Durant ce bref passage à Toulon, on lui doit ce mot a l’encontre de Charlie-Hebdo et Val demandant une protection à la mairie durant la fête du livre -sans doute a-il eu peur d’un retour de bâtons par les électeurs du Fn qu’il insulte à longueur d’années. Serge Beketch lui répond : « La municipalité n’est pas chargé de la protection des ordures mais de leur ramassage seulement ».

Lors du conflit qui oppose Bruno Mégret et Jean-Marie Le Pen entre 1998 et 1999, il tente en vain d’adopter une attitude conciliatrice. Finalement, il prend parti pour Le Pen. Il est l’un des premiers et dès 2002 a manifesté son désaccord avec les reniements et les variations idéologiques du Front national selon la ligne de Marine Le Pen. Il s’en explique par l’exemple dans son livre le Catalogue des nuisibles, Paris, Éditions des Vilains hardis, 2006. Voir ici.

Il est un grand ami du journaliste et romancier A. D. G., qu’il rencontre en 1974 à Minute, et qui dont il s’inspira de Serge de Beketch pour camper son personnage de Sergueï Djerbitskine, alias Machin, journaliste alcoolique et anarchisant.

Serge de Beketch est aussi un ancien vice-président de l’AGRIF (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne), dont il est membre jusqu’à sa mort. Il a également co-fondé le Cercle d’amitié française juive et chrétienne avec Bernard Antony, Alain Sanders, Jean-Pierre Cohen et Pierre Semour.

En 2006, il est signataire de « l’Appel des 25 », la pétition réclamant la grâce présidentielle pour Michel Lajoye.

Serge de Beketch décède le 6 octobre 2007 à Clichy, des suites d’un streptocoque contracté à l’hôpital en soignant son hépatite B qu’il avait contractée quinze ans plus tôt en soignant sa maladie de Hodgkin.

Ses obsèques sont célébrées le 12 octobre 2007, en l’église Sainte-Odile à Paris, en présence de plus de deux mille personnes parmi lesquelles de nombreuses personnalités telles que Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch, Bruno Mégret et Jean Raspail.

Le cercueil passe devant la haie d’honneur formée par les membres du Cercle National des Combattants de Roger Holeindre…

Sortie de la messe d’enterrement de Serge de Beketch.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 39).

Militant n° 665

 

Militant n° 665 de novembre 2014 est paru !

Pour commander :

MILITANT

B.P. 154

75463 PARIS Cedex 10

ou en ligne  ici

SNCF : la France va payer pour les “descendants de miraculés” par Jérôme Bourbon

ON L’A APPRIS le 5 décembre. La France va verser 60 millions de dollars (environ 49 millions d’euros) aux victimes étrangères (comprendre : israélites) transportées par les trains de la SNCF vers les camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale, selon les termes d’un accord conclu avec les Etats-Unis dont les négociateurs ont dévoilé la teneur. Les « quelques milliers » de déportés survivants américains devraient ainsi recevoir environ 100 000 dollars chacun, selon l’ambassadrice française aux droits de l’homme, Patrizianna Sparacino-Thiellay. L’accord porte en effet sur la création d’un fonds d’indemnisation doté par la France, c’est-à-dire par les contribuables, dont le montant sera versé aux autorités américaines en faveur de déportés non français et… de leur famille, a ajouté avec munificence la diplomate. En contrepartie de ce fonds d’indemnisation, les Etats-Unis se seraient engagés à défendre l’immunité de juridiction dont bénéficient les entreprises étrangères outre-Atlantique, ce qui en théorie les protège de toute poursuite judiciaire…

Suite de l’éditorial de Jérôme Bourbon dans Rivarol, disponible le 11 décembre 2014.

Site du journal  Rivarol
.

José Antonio Primo de Rivera, chantre de la jeunesse par Pierre Sidos

Nous sommes en janvier 1936, à Paris, rue de Bucarest, dans le Ville arrondissement, où se trouve alors le siège central du Parti Franciste, la «Maison bleue ». Son chef, Marcel Bucard, reçoit José Antonio Primo de Rivera, qui tient à lui remettre son propre insigne de chef de la Phalange espagnole, les cinq flèches et le joug marqué des initiales JONS.

En échange le fondateur du francisme lui offrira son emblème personnel de boutonnière, à l’image de celui qu’arboraient les militants à chemise bleu-ciel, c’est-à-dire la réunion d’un épi de blé, d’une roue dentée, surmonté d’une francisque symbolisant l’union du paysan, de l’ouvrier et du soldat. Rencontre inconnue ou mal connue attestée par un écho signé par la direction de l’hebdomadaire Le Franciste, en septembre 1936, intitulé « hommage émouvant », qui est illustré par la reproduction l’insigne de de la Phalange remis quelques mois auparavant par Jose Antonio, et dont le texte dit notamment : «Nous sommes, hélas sans nouvelles sur le sort qui lui est réservé (..). À nouveau, sous lui adressons à lui, à ses compagnons, à ses amis (..) l’hommage ému de notre affection et de notre admiration. Nous saluons leurs grands morts, tombés en martyrs au service de leur foi ».

Il convient d’indiquer que la création du francisme est du 29 septembre 1933, que celle de la Phalange est du 29 octobre 1933, soit exactement un mois d’écart, alors que l’année de leur rencontre, en son début, sera suivie de la mise hors la loi de la Phalange en Espagne, au mois de mars, et de celle du Parti Franciste en France, au mois de juin. Ce mois de juin verra le transfert de José Antonio de la prison de Madrid à celle d’Alicante.

L’inspiration fasciste de ces deux mouvements est incontestable et même revendiquée par eux particulièrement, hormis parfois pour des problèmes d’opportunité psychologique ou juridique.   

Ce fascisme-là associant le social et le national, conciliant l’État et la religion, alliant la politique et l’esthétique, rassemblera une jeunesse ardente, d’accord pour répudier la loi du nombre, le règne de l’argent, l’idéologie du progrès.

C’était une conception sociale hiérarchique, favorable à l’enracinement et à l’unanimité, hostile à la subversion et à l’inversion. Elle visait à établir dans les différents pays d’Europe une forme de gouvernement sans précédent, bien qu’étant au fond l’expression renouvelée d’un pouvoir temporel chrétien non clérical.

A priori, le style de vie préconisé requérait de la part de ses adeptes, francistes en France et phalangistes en Espagne, un grand dévouement, une parfaite probité, une indiscutable compétence, en plus d’un ardent patriotisme national et un souci constant d’équité sociale.

La profonde originalité de José Antonio, vis-à-vis des différents mouvements européens de même inspiration et de leurs dirigeants de l’entre-deux guerres, c’est le mélange d’extrême rigueur doctrinal et de poésie, qui caractérise sa pensée et son action, lui assurant une survivance, car la poésie est peut-être plus accessible que le raisonnement systématique, lequel ne peut se suffire à lui-même, provoquant l’apostrophe de Maurice Barrès dans une correspondance à Charles Maurras : «Je crains que vous ne formiez de durs petits esprits ».

Il faut de la splendeur à la vérité, des hauts lieux symboliques, des points de ferveur, un certain lyrisme, même parfois un «pessimisme enthousiaste» selon la formule phalangiste, qui déroge certes de la mise en équation des programmes et autres catalogues des partis de droite comme de gauche, ou autres cercles « intellos ».

Lorsque José Antonio parlait au Théâtre de la Comédie, à Madrid, pour la fondation de la Phalange, d’un «mouvement poétique », ce n’était pas un effet de style oratoire. Il tenait à ce que le mouvement répondît à certains critères esthétiques, répudiant tout penchant pour l’abstraction. José Antonio avait une profonde antipathie pour ceux des hommes politiques qui, ne comprenant que les chiffres, jamais ne comprennent un poème.

Par ses écrits, ses discours, par les exemples qu’il a donnés dans sa vie privée et publique, il a réussi à magnifier la politique en mystique. Et cette mystique, qui est de la poésie en action, a auréolé ses disciples et pérennisé ses idées.

José Antonio est le chantre de la jeunesse de l’Europe, de l’Europe qui, pour lui et pour nous, n’est pas seulement un continent, mais une civilisation commune, constituée et portée par des nations historiques, chacune étant une unité de destin particulier dans l’universel.

Chantre par extension signifie poète, ainsi le chantre d’Achille, c’est Homère.

Il n’est question aujourd’hui que du réchauffement de la planète alors que par la domination des chiffres sur les lettres c’est plutôt de la glacification de l’humanité qu’on a tout à craindre.

José Antonio, fusillé le 20 novembre 1936, n’est pas mort. La preuve, c’est qu’à l’évocation de son nom, il est répondu « Présent ! ». Certes, enterré sommairement après sa mise à mort, il fut inhumé dans un mausolée à Alicante, puis, après la translation solennelle de ses cendres de la côte méditerranéenne au monastère-nécropole des souverains d’Espagne, à l’Escurial, aux environs de Madrid. Il trouva enfin sa sépulture définitive au pied du maître-autel de la basilique de la Vallée de los Caïdos, en 1959, lors de l’inauguration de cette œuvre souterraine grandiose qui exigea l’extraction de quatre cents millions de mètres cubes de rocher et dont la partie extérieure est dominée par une croix gigantesque de cent-cinquante mètres de hauteur.

L’hymne de la phalange : Cara el sol (Face au soleil)

« La Baleine qui rie» était un café littéraire situé dans le sous-sol du café de Lyon, rue d’Alcala, en face de la porte monumentale, à Madrid.

À partir du moment où José Antonio fréquente le lieu, il devient le conservatoire académique de la Phalange, s’activant très tard dans la nuit.

« Et l’hymne ? » s’écriait José Antonio toutes les nuits qu’il se rendait à « La Baleine qui rie ».

Quand avons-nous un hymne ? Il en rêvait chaque heure du jour. Et il expliquait à ses camarades réunis le soir : « Ce doit être une chanson d’amour et de guerre. Le phalangiste dit adieu en pleine clarté, à la femme qu’il aime, il s’en va avec la chemise bleue quelle lui a brodée pour le combat. Il pense à la mort gaiement, car le phalangiste ne meurt jamais ; car le phalangiste tombé reparaît à la place d’honneur, qui est au ciel pour les braves. Là-haut il montera sa garde, auprès de ceux qui sont tombés comme lui, ou qui tomberont encore, et il assistera, extatique, au glorieux labeur des siens. Il part pour la guerre et porte dans son âme la plus sûre des prophéties : le retour des couleurs victorieuses dans le printemps splendide qu’attend notre terre espagnole, qu’attendent le vent et la mer (…). S’il revient, les cinq flèches rouges de sa poitrine auront fleuri en cinq roses pour son aimée : la rose de la Foi, la rose du Sacrifice, la rose de la Vaillance, la ose de la Paix et la rose de l’Espagne. Il faut que ce soit une chanson de guerre et d’amour, notre chanson. Mais aussi une ballade le l’adieu, après lequel les uns reviendront et les autres présenteront les armes au mystère ».

C’est exactement l’hymne qui fut réalisé. Sans connaître précisément l’auteur.

La musique est attribuée à Juan Telleria, les paroles entre autres Augustin de Foxa, José Maria Alfaro, Jacinto Miquelarena, mais l’âme de la chanson, la mélodie et la poésie sont de José Antonio, avec pour titre Cara el Sol: « Face au soleil ».

Le soleil, symbole de la vie, de la chaleur, du jour, de la lumière, de l’autorité et de tout ce qui rayonne.

Phébus était pour les Latins le surnom d’Apollon, dieu soleil. Dans les textes celtiques, le soleil sert à caractériser tout ce qui est beau, aimable, splendide.

Pour l’Écriture sainte : « le soleil de justice », c’est Dieu et plus particulièrement Jésus-Christ.

Lors de la période contemporaine, son adaptation stylisée, appliquée au domaine politique porte le nom de croix celtique.

Les paroles du Cara el sol évoquent et mettent en mémoire celles du chant de l’amour et de la mort du cornette Christophe Rilke, qui combattit les Turcs envahisseurs de l’Europe au XVIIe siècle, et pour qui son descendant Rainer Maria Rilke écrivit, au début du XXe siècle, un récit où il lui fait dire : «Ma bonne mère, soyez fière, je porte le drapeau. Aimez-moi bien, je porte le drapeau… ».

À noter également, dans le même registre, les paroles du poème Le cœur du Hialmar, de Leconte de Lisle, narration de la mort d’un jeune guerrier scandinave des temps anciens, demandant à un oiseau sacré de percer sa poitrine, d’y prendre son cœur pour le porter à sa fiancée :

«Moi, je meurs. Mon esprit coule par vingt blessures.

J’ai fait mon temps. Buvez, ô loups mon sang vermeil.

Jeune, brave, riant, libre et sans flétrissures,

Je vais m’asseoir parmi les dieux, dans le soleil ! »

L’on voit la concordance de la pensée josé-antonienne avec des exemples pris dans la poésie héroïque européenne.

Cara el sol est né en décembre 1935, peu de temps avant les événements décisifs au cours desquels il connut une notoriété fulgurante et bienfaisante dans le camp nationaliste.

Maintenant, je tiens à révéler un fait peu connu du cheminement de la quête de poésie de la mystique josé-antonienne en Europe.

Moins d’une dizaine d’années après l’apparition du Cara el sol, à la suite de la Seconde guerre mondiale, deux mille jeunes nationalistes français étaient concentrés comme prisonniers politiques au camp du Struthof, en Alsace, près de Strasbourg.

J’étais l’un d’entre eux. Affamés et transis, sans nouvelles de l’extérieur, presque sans possibilités de lecture, certains trouvèrent une échappatoire, qu’ils communiquèrent aux autres, dans l’évocation de la guerre d’Espagne, en rappelant que Robert Brasillach avait justement écrit dans les Sept couleurs : « Les hommes de ce temps auront trouvé en Espagne le lieu de toutes les audaces, de toutes les grandeurs et de toutes les espérances ». Sur l’air du Cara el sol, ils avaient imaginé des paroles en langue française, auxquelles ils donnèrent le titre de Chanson de José Antonio, hymne de la jeunesse européenne, dont je vous livre la conclusion à l’occasion de ce centenaire du chantre de la jeunesse européenne : «En avant, compagnons d’infortune, la Patrie par nous restera Une. Le drapeau que nous servons, sortira de son oubli, et quand le printemps refleurira, il flottera épanoui ».       

                                                                                      Pierre Sidos