Actualité et politique par M. Philippe Ploncard d’Assac

Entretien du 8 juin 2013 entre Philippe Ploncard d’Assac et Florian Rouanet.

MARINE LE PEN ET FRIGIDE BARJOT ONT AU MOINS UN POINT EN COMMUN

Par Pierre Picace sur  Le Nouveau NH

L’ex porte-parole de la Manif pour tous, Frigide Barjot et la présidente du Front national, Marine Le Pen ont au moins un point en commun. Elles ont toutes les deux souhaité l’arrêt des manifestations des défenseurs de la famille.

L’une parce qu’elle a fini par énerver ses troupes avec ses appels répétés au Contrat d’union civil au point d’être contestée par eux et l’autre pour en terminer enfin avec une longue séquence où son parti a brillé par son silence.

 

Avis de recherche… des policiers provocateurs?

Posté par Thomas DEBESSE le 03/04/2013 à 07:46. Licence CC by (copiez-moi !)  http://illwieckz.net/journal/Avis_de_recherche


Le 24 mars à Paris, il y avait de nombreux policiers en civil dans la foule. Il s’est passé une drôle d’affaire pendant la dispersion, en haut des Champs-Élysées.
Des hommes fuient, les policiers en civils se carapatent… Une voix crie :
« Empêchez-les d’arrêter nos gars ! »

 

La foule a suivi et la plupart de ces policiers qui ne portaient ni brassards ni aucun signe distinctifs ont commencés à sortir matraques et bonbonne de gaz lacrymogène.
Le vis à vis avec la foule a duré plusieurs minutes en attendant que les CRS arrivent et qu’ils puissent s’enfuir sous leur protection.

 

Que s’est-il passé ? Pourquoi ont-ils fuis ? Pourquoi avaient-ils peur de la foule ? Avaient-ils quelque chose à se reprocher ? Quelle était leur mission ?
Où est Charlie ?

 

Ce jour là nous étions des centaines de milliers à avoir un appareil photo sur nous, au moins le mauvais appareil photo de notre téléphone portable… Et si nous cherchions nos amis parmi nos photos, pour les retrouver ?

 

Matthieu

Nous allons donner des prénoms à nos policiers, ce sera plus facile. Celui-là nous l’appellerons Matthieu. Remarquez que l’uniforme qui lui a été fourni n’est pas fait pour donner confiance, ce qui est le comble pour un policier. Matthieu ne porte pas son brassard « police » quand il est en civil, il ne l’a vraiment sorti que pour le montrer discrètement aux CRS qui arrivaient.

 

Matthieu peut être blessé par un citoyen en situation de légitime défense alors que ce citoyen ignore qu’il est en face d’un policier.

 

André

André ne portait pas non plus son brassard « police », on le voit l’enfiler subrepticement alors qu’il rejoint en vitesse ses collègues. André n’aime pas être vu. André a certainement reçu l’ordre d’aller à un cosplay déguisé en personnage d’Assassin’s Creed mais n’assume pas vraiment. Ou bien il ne va pas à un cosplay, mais a-t’il vraiment reçu l’ordre de faire régner l’ordre public ?

 

André peut être blessé par un citoyen en situation de légitime défense alors que ce citoyen ignore qu’il est en face d’un policier.

 

Martin

Martin porte un uniforme moins inquiétant. On remarque que Martin non-plus ne porte pas son brassard « police », il l’enfile tant bien que mal, mais seulement après avoir dégoupillé sa lacrymo (notez la goupille entre son majeur et son index).

 

Martin peut être blessé par un citoyen en situation de légitime défense alors que ce citoyen ignore qu’il est en face d’un policier.

 

Simon

Simon ne porte jamais son brassard « police ». Simon aime montrer qu’il porte une ceinture sur son pull, ceinture qui doit porter autre chose qu’un pantalon. Simon aime montrer qu’il porte des mitaines et donc que son index est libre pour actionner une gâchette. Simon n’aime pas être vu.

 

Simon peut être blessé par un citoyen en situation de légitime défense alors que ce citoyen ignore qu’il est en face d’un policier.

 

Barthélémy

Barthélémy porte toujours son brassard « police ». On remarquera la légèreté du pas et la souplesse de Barthélémy alors qu’il se faufile discrètement dans la foule.

 

Jacques

Jacques est tout de noir vêtu mais ne porte ni cagoule ni capuche. Martin ne porte pas son brassard « police » et n’hésite pas à faire usage de son arme pour frapper les citoyens.

 

Jacques peut être blessé par un citoyen en situation de légitime défense alors que ce citoyen ignore qu’il est en face d’un policier, et il pose le premier geste de violence pour que la situation soit possible.

 

Christophe, Matthias et Cyprien

Christophe est plus discret et porte son brassard « police ».

Matthias ne porte son brassard « police » qu’en pendentif sous son manteau.

Tant que Christophe n’ouvre pas son manteau, il peut être blessé par un citoyen en situation de légitime défense alors que ce citoyen ignore qu’il est en face d’un policier

Cyprien porte toujours son brassard « police » mais refuse de lâcher quelque chose dans son sac. Cyprien n’aime pas avoir les mains libres.

 

 

Philippe et Jean

Philippe n’aime pas les capuches ni les cagoule mais préfère les crânes rasés. Philippe non-plus ne porte pas son brassard « police » et ne le sort de sa poche que lorsque le calme est rétabli.

Philippe peut être blessé par un citoyen en situation de légitime défense alors que ce citoyen ignore qu’il est en face d’un policier

Jean est très discret mais ne semble pas non-plus porter son brassard « police ».

 

Clément, Marie et Esther

Clément est le plus furtif de tous, et porte son brassard « police ».

Marie accompagne ses camarades partout où ils vont et ne porte pas son brassard « police ».

Esther montre bien en évidence sa plaque « police » mais son brassard n’est pas porté au bras… il semble qu’elle aie ouvert son manteau pour révéler sa fonction au dernier moment comme ses camarades.

 

 

Le mouvement

 

Tout commence par quelques hommes qui remontent la foule…

Mouvement

Remarquez Barthélémy, Matthias et Clément

 

Mouvement

Marie suit ses camarades… on remarque qu’un mouvement de foule se crée. Certains semblent étrangement plus pressés que d’autres, comme cet homme encapuchonné de violet, portant un sac en bandouillère comme Matthieu, André, Cyprien et Marie.

 

Matraque

Marie a rejoint Matthieu et Matthias, Matthieu déploie sa matraque télescopique.

Emmené

Barthélémy et un autre policier emmènent un homme. Jacques donne un coup à des manifestants.

 

Martin sors sa lacrymo et son brassard « police » mais avant de l’enfiler dégoupille la lacrymo. Matthias reste à ses côtés.

Peur

André, Simon, Matthieu et Philippe se préparent à affronter la foule qui se rassemble étonnée par ce qui se passe. Matthias se place plus en retrait.

Peur

Martin termine d’enfiler son brassard « police », André, Matthias, Simon et Matthieu semblent déterminés. La peur règne. Vraiment. Les policiers ne sont pas à l’aise et craignent vraiment pour leur intégrité.

Arrivée des CRS

Des CRS commencent à arriver, un mouvement de recul s’opère. André a profité de ce recul pour se masquer le visage. Matthieu se retourne pour montrer aux CRS qui arrivent par la droite son brassard « police » qu’il tient dans la main.

Simon fuit

Simon est le premier à partir, après avoir dissimulé sa présence devant l’objectif en se plaçant derrière Martin.

comment

Les CRS sont là et certains semblent rire de la mésaventure de nos amis.

comment

Discrètement, nos amis contournent les CRS et s’en vont comme des voleurs.

 

Un badaud passe semblant n’avoir rien vu.

comment

Un mur de CRS se forme.

comment

Le mur est formé. La foule se pose des questions.

 

Étrangement, la personne qui avait été emmenée par Barthélémy semble toujours là. Vraiment ?

 

Que s’est-il passé ?

  • Pourquoi les policiers se sont-ils affolés tout d’un coup ?

  • Pourquoi ont-ils craint pour leur sécurité au point de s’agiter au risque de dévoiler leur couverture ?

  • Qui crie « empêchez-les d’arrêter nos gars » ?

  • Qui les a repéré, comment ?

  • Qu’ont-ils fait ?

  • Pourquoi être déguisé ainsi ?

  • Quelle était leur mission, a-t-elle échouée ? a-t-elle réussi ?

  • Qui est cet homme emmené ? Pourquoi ? Est-il vraiment emmené ?

  • Pourquoi les policiers ont-ils peur de la foule qui les découvre, alors qu’ils sont censés protéger la foule ?

  • Pourquoi ont-ils dévoilés leur couverture, préférant le risque d’un conflit armé à découvert plutôt que la sécurité du camouflage ?

  • Pourquoi les policiers ont-ils eu si peur ?

  • De quoi les policiers avaient-ils peurs ?

 

Débordement en marge de la manifestation

Je ne sais pas si nous obtiendrons toutes les réponses à ces questions, mais nous tenons là un élément d’une importance capitale.

Vous cherchiez un « débordement en marge de la manifestation » ?

Voici un débordement en marge de la manifestation, et les acteurs sont des policiers.

Manuel Valls parle avec certitude de débordements prémédités, ces débordements étaient-ils prémédités de l’intérieur ? (ministère de)

Transparence

Manuel Valls saura-t-il faire preuve de transparence, comme son confrère Jérôme Cahuzac ?

 

Libérez la police !

Qu’on ne s’y trompe pas, ce ne sont pas les policiers que j’accable. Un policier n’agit pas sans ordre ni mission. Comme expliqué ici et là, les policiers sont aussi victime que les manifestants. L’important est qui donne l’ordre, et quel ordre.

Vous aussi avez plein de films et de photos ? Jouons à « Où est Charlie ? » ensemble ! Nous retrouverons certainement parmi vos clichés nos amis avant, pendant et après cette séquence. :)

 

 

Un ex-Policier donne son avis sur la manifestation de Dimanche 24 Mars.

 

En tant qu’ex-CRS durant 20 ans, je certifie que la réaction des forces de l’ordre a bien été disproportionnée et que la consigne d’utilisation des gaz lacrymogènes n’était pas adaptée.
Il s’agit là de consignes de personnes vraisemblablement inexpérimentées ou à visé politique.

La population présente à ce moment-là ne représentait aucun danger et les moyens déjà en place étaient nettement suffisants pour dissuader une poignée d’irréductibles qui voulaient forcer les barrages.

Ceux-ci n’étaient pas armés de barres de fer ou de batte de baseball.
Les murs de grilles fixées sur les véhicules étaient suffisamment solides pour résister à quelques excités.

A toute proportions gardée, la riposte était celle appliquée à des marins pécheurs ou sidérurgistes remontés à bloc.

Les murs des véhicules de Police renforcé par des grilles et des personnels se trouvant derrière, étaient largement suffisants pour empêcher toutes intrusions.
Les Forces de l’ordre qui sont expérimentées en la matière ont dû exécuter des consignes vraisemblablement à contre cœur et fort heureusement on tout de même gardé une maitrise qui aurait pu dégénérer en un véritable pugilat avec des conséquences bien plus grave.

Utiliser la force publique sur un enjeu politique est une grave erreur.