Le FN recrute le rédacteur en chef de Novopress

La collusion continue entre le FN et le Bloch identitaire.

Alors qu’à plusieurs reprises,  Marine Le Pen a affirmé qu’il n’y aurait ni alliance ni double appartenance Front- Identitaires, Arnaud Naudin (Arnaud Menu) le rédacteur en chef de Novopress, le site d’ »informations » du Bloc identitaire, devrait devenir le nouvel assistant du groupe frontiste au Conseil régional de Lorraine. Voir la polémique locale ici.

Arnaud Menu est du premier bureau national –constitutif- du Bloc Identitaire et son secrétaire administratif.  Il a été secrétaire de rédaction du Cri du contribuable .

 M. Menu – Naudin est, depuis quelques mois, très visible au FN, endossant lors des conférences de presse, sa casquette « Novopress » pour poser des questions.

Au FN, beaucoup de cadres s’interrogent sur l’arrivée d’Arnaud Menu – Naudin. Lequel affirme lui-même qu’il est «membre du Bloc identitaire et du Rassemblement bleu Marine. Pas du FN».

Louis Aliot dit « ignorer » sa fonction à Novopress. Florian Philippot dit, lui, savoir que M. Menu – Naudin travaille à Novopress. Mais dément être derrière son recrutement, passant la patate chaude à Thierry Gourlot, secrétaire départemental de Moselle et président du groupe FN au Conseil régional. « Je ne m’occupe pas de la région Lorraine, il faut demander à Thierry Gourlot. Je suis complètement étranger à ça ».

M. Gourlot, qui ne souhaite pas s’exprimer sur le sujet, explique tout de même qu’il « ne connaissait pas Arnaud Menu avant qu’on ne [lui] présente. Paris m’a dit qu’il était bon ». Sans en dire davantage sur qui se cache derrière le « Paris ».

D’où vient cette idée de recruter ce membre du bloc identitaire alors que Marine Le Pen avait affirmé ne pas s’associer avec ce mouvement ?

Tant à « Paris » qu’en Moselle en tout cas, on présente M. Menu – Naudin comme un « envoyé de la direction, de Marine Le Pen et Florian Philippot ». « Il a été fortement suggéré à Thierry Gourlot », précise un cadre. « Que Philippot introduise un identitaire, ça relativise son côté ‘modéré chevénementiste’ », persifle un autre.

Avec les quatre départs au Conseil régional, la dotation du FN pourrait ne pas être suffisante pour salarier quelqu’un.

Le panier de crabes du rassemblement bleu marine: Vardon est convoqué pour violence contre un responsable FNJ

Philippe Vardon, 32 ans, chef de file de Nissa Rebela, mouvement identitaire niçois, est convoqué jeudi devant le tribunal de police de Nice pour répondre du chef de violence contre un responsable du FNJ alors que celui-ci distribuait des tracts lors de la campagne des cantonales en 2011.

Joint par l’AFP, le chef de file niçois précise qu’il compte faire renvoyer l’affaire. Il parle de « stupide accrochage dans le cadre des élections cantonales » et d’une « provocation » de la part de Sébastien Bonnier, 26 ans, un des responsables du Front national de la jeunesse (FNJ) dans les Alpes-Maritimes. « Cette convocation, ça me fait plus que pas peur, c’est une histoire proprement ridicule ! », assure-t-il.

Le FN ne veut pas d’alliance avec eux

Egalement interrogé par l’AFP, Sébastien Bonnier affirme avoir été agressé par le militant identitaire alors qu’il distribuait des tracts le 18 juin 2011, avec d’autres jeunes du FNJ, près du magasin que tient Philippe Vardon à Nice.

L’altercation avait entraîné une ITT d’un jour [SIC] pour le jeune militant, qui dit avoir reçu « une droite en pleine poire ».

Dans la perspective des municipales de 2014, Marine Le Pen a récemment exclu toute alliance électorale entre le FN et le Bloc identitaire (auquel se rattache Nissa Rebela), « un parti d’agit-prop » selon elle.

Début novembre, à l’occasion de la célébration des dix ans de leur mouvement à Orange (Vaucluse), les dirigeants du Bloc identitaire ont de leur côté annoncé leur intention d’être présents aux municipales, notamment « à travers des collaborations » avec le FN au sein du Rassemblement Bleu Marine.

 Relire: Le Bloch au bal des cocus

Le Bloch au bal des cocus

Marine Le Pen a exclu toute alliance électorale entre le Front national et le Bloc identitaire,  mouvement formé selon elle d’« européistes », de « régionalistes », qui « contestent le rôle fondamental de la Nation« , « Il n’y a pas d’accord avec le Bloc identitaire, nous avons trop de différences de fond« . Ajoutant que si « certains considèrent qu’ils sont plus proches de nos options, ils peuvent nous rejoindre », excluant ainsi toute double appartenance. Ce qui veut dire concrètement que la condition posée par le FN a toute adhésion de M. Vardon au FN est l’abandon de ses engagements à Nissa Rebela (dont Philippe Vardon est président) et du Bloc identitaire qu’il dirige avec Fabrice Robert.

Philippe Vardon,  avait déjà soutenu Marine Le Pen lors de la campagne présidentielle de 2012. Mais il n’avait pas obtenu, comme il l’espérait, l’investiture du FN aux législatives.  ici

Steeve Briois a déclaré le 4 novembre lors d’une conférence de presse à Grenoble: « Le Rassemblement Bleu Marine (RBM) dépasse largement le Front national et s’adresse autant aux électeurs déçus par l’UMP qu’aux identitaires, mais à titre individuel, s’ils sont sincères et de bonne foi (…) Nous invitons personnellement Philippe Vardon à Nice »

Vardon au bal des cocus (suite)

             Vardon montrant la taille du têtard bloquant l’entrée de la baie des anges

 

     A Nice, Philippe Vardon voit s’envoler ses rêves de députation ; il a annoncé son retrait de l’élection législative.  Il évoque dans un communiqué  du 18 mai des prétextes fumeux.  Tout le monde a compris que la raison pourrait être la crainte face à un candidat FN (qui même en étant inconnu et se présentant pour la 1ère fois), de réaliser un très mauvais score qui ruinerait pour longtemps ses espoirs municipaux et cantonaux à l’ombre du FN.

    Il pourrait aussi y avoir été incité par ses « amis de l’intérieur du FN » lui ayant fait miroiter pour 2014 un véritable accord pour les municipales où tous les anciens rescapés de tous les partis, ex-FN, ex-MNR, ex-RPR, ex-UMP, ex-… se retrouveraient pour une liste d’ouverture face à Estrosi allant de l’aile droite de l’UMP à l’ex-extrême droite ?

 

Les nationalistes exclus du FN mais le Bloch Identitaire investi

   Catherine Blein, organisatrice des Assises, entourée de gauche à droite de Jean-Yves Le Gallou, Jared Taylor et Fabrice Robert

    Catherine Blein est investi par le FN dans la circonscription de Guingamp (Côtes d’Armor). La candidate, agricultrice retraitée, a pris sa carte au FN, « il y a quelques mois » avant d’avoir été au RPR : « J’étais chargée de mission auprès du secrétaire général du parti… »!

   Mais en plus d’être au Fn (de fraiche date) Catherine Blein est attachée de presse du Bloc identitaire. Ndlf: la double appartenance semble au Fn être acceptée pour toute créature pro sioniste, pro libérale, pro immigrationniste, pro régimiste, pro avortement etc.. mais résolument interdite aux militants nationalistes!

   Mme Blein a piloté des assises sur « la France en danger, contre le droit de vote des étrangers », à Paris, le 10 mars 2012. L’association organisatrice Nationalité, citoyenneté, identité était une émanation du Bloc identitaire. Et le véritable initiateur de cet évènement n’était autre que Philippe Millau (Ndlf: un nomade politique,ex FN, ex MNR ex BI, ex…)  alors membre de la direction du BI et responsable de la région Grand-Ouest.

   A la faveur de cette opération, M. Millau avait tenté une sorte de putsch chez les Identitaires qui a fini par se retourner contre lui et a entrainé son départ.

   Mme Blein est une proche de Philippe Millau. Lequel a toujours défendu au sein du Bloch une ligne s’opposant à tout rapprochement avec le FN. C’est notamment à ce titre qu’au sein du BI, il s’était notamment confronté à Philippe Vardon (Bloch Identitaire/ Marine Le Pen : Yvan Benedetti avait raison ! ), le leader niçois du Bloc qui, lui, soutenait ouvertement Marine Le Pen. Il est donc assez ironique de voir que contrairement à Mme Blein, M. Vardon, n’a pas été investi par le FN… 

   Le Monde precise : Jeune Bretagne, la branche locale des identitaires, a repris son autonomie par rapport au BI suite à l’éviction de Philippe Millau, lequel est propriétaire de Ti-Breizh, la maison de l’identité bretonne.Jeune Bretagne (Yann Vallerie), comme  la Ligue du Midi (Richard Roudier) et Alsace d’Abord (Coordonnier) fasaient partie de la mouvance Philippe Millau au BI.  C’est bel et bien à une scission du Bloc à laquelle on assiste aujourd’hui.

Une coquille vide pour la dédiabolisation : l’Union des Français juif

    On a l’impression que toute la communication du FN tourne autour de la question juive … Tout ça pour quelques milliers de voix d’une élection à laquelle rien n’indique qu’avec 340 promesses nous y seront présents. (Marine Le Pen aura-t-elle ses cinq cents signatures? )

    Cela fait déjà plusieurs semaine (mi-décembre) que le site NPI et de blogs proche du Fn nous abreuvent régulièrement de communiqué de presse de cette association. A chaque fois que l’on attaque la candidate ou le mouvement sur un point de détail : Joker !  Union des Français Juifs !
Et pourtant cette association n’a aucune existence légale! Il n’existe aucun dépôt de statut en préfecture à ce jour sur le J.O.

     Le Nouvel Observateur du 2 fevrier 2012 :
    Qui se cache derrière l’UFJ ? Sur le Net, les auteurs restent discrets. Seule certitude : l’initiative est suivie de près au FN. A commencer par le numéro 2, Louis Aliot. Après l’annulation d’une émission de Marine Le Pen sur Radio J, il disait vouloir relancer le « Cercle national des Français juifs », une association satellite du FN dans les années 1980 et 1990. Il explique avoir rencontré il y a six mois les créateurs de l’UFJ, qui « ne sont pas du Front », et lâche un nom : Michel Ciardi.

    Contacté par « le Nouvel Obs », ce dernier a commencé par nier tout lien avec l’UFJ, avant de reconnaître servir de « relais » pour des amis préférant rester anonymes. Des sources internes au FN confirment pourtant que Ciardi est très impliqué. L’homme, retraité, contribue par ailleurs au site Riposte laïque, à qui l’on doit des apéros saucisson-pinard et une dénonciation de « l’islamisation de la France ».   – Ndlf : Cette même association, Riposte Laïque qui organise des manifestations avec le Bloch  juidentitaire qui est officiellement ennemis d’Aliot.  Allez comprendre quelque chose dans ce salmigondis !

   Au Crif, l’initiative n’étonne qu’à moitié : « Marine Le Pen cherche toutes les vertus. Pour couper avec son père, il faut couper avec cette accusation d’antisémitisme. D’où ses appels du pied aux juifs et le récent voyage d’Aliot en Israël », explique le chercheur Marc Knobel. « Mais je ne suis pas sûr qu’ils soient quatre dans cette association. L’UFJ, c’est du pipeau ! ».

   – De biens curieux patriotes français dédiabolisés qui curieusement ont leur site domicilié aux États-UnisWHOIS/ UJF , préférence nationale sans doute,  et restent totalement anonymes. Il y a un chapitre sur cette UFJ dans cet article : Exhibi sionisme au FN

A Nice, le FN renonce à soutenir les identitaires

Le Monde, Abel Mestre le 31 janvier 2012

    Les tensions dans l’équipe de campagne de Marine Le Pen se sont notamment cristallisées autour de la question des investitures aux élections législatives. Plus précisément, autour de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes.

    Dans cette circonscription où se présente Christian Estrosi, maire de Nice, Philippe Vardon, leader de Nissa Rebela, la branche niçoise du groupe d’extrême droite radicale (sic) Bloc identitaire, entendait se présenter avec le soutien du FN. Avec, en ligne de mire, une liste commune autour de Jacques Peyrat (ancien maire de Nice, passé par le FN puis par le RPR pour revenir dans le giron du FN) pour les élections municipales de 2014. Las ! Le FN ne soutiendra pas, au final, M. Vardon. Une des raisons officielles est le respect de la parité.

     DÉSACCORD STRATÉGIQUE
   Pourtant, pour préparer le terrain au mieux, Philippe Vardon avait lancé une consultation interne sur la stratégie que Nissa Rebela devait adopter pour l’élection présidentielle. La solution du soutien à Marine Le Pen a été largement adoptée. (voir:Bloch Identitaire/ Marine Le Pen : Yvan Benedetti avait raison ! ) M. Vardon avait aussi un avantage : bien implanté, ayant des militants actifs sur le terrain, il pouvait facilement suppléer une fédération FN en pleine crise et en pleine désorganisation (Richard Garcia claque la porte du Front national ).

                                Affiche de soutient à Marine Le Pen

    Mais un soutien à Philippe Vardon était loin de faire l’unanimité. Si certains membres de l’équipe de Marine Le Pen, comme Bruno Bilde, Nicolas Bay et Steeve Briois, y étaient très favorables, Louis Aliot et Jean-Marie Le Pen y étaient très hostiles ( Vardon au bal des cocus ).

    Derrière un désaccord stratégique – l’opportunité ou non d’ouvrir à la droite du FN dans le cadre de la stratégie dite de « dédiabolisation » – se cache un désaccord idéologique.
Ainsi, certains soutiens du Bloc au FN, comme Nicolas Bay (Marine Le Pen plagiaire), ancien dirigeant du Mouvement national républicain (MNR), sont tout comme les dirigeants identitaires imprégnés de la vision civilisationnelle de l’Europe héritée de la Nouvelle droite des années 1970. Une vision que ne partagent pas du tout MM. Aliot et Le Pen.

Richard Garcia claque la porte du Front national

    Nice matin, Sophie Casals  le 23 janvier 2012

    A l’intérieur, au siège du FN06, la riposte de Lydia Schénardi, secrétaire départementale du FN en présence de Frédéric Boccaletti, secrétaire national aux Fédérations, et Gaël Nofri, candidat dans la 3e circonscription    S.C.

    Conseiller économique de Marine Le Pen, Richard Garcia a claqué hier la porte du FN. Alors qu’il briguait l’investiture de son parti pour les législatives, à Antibes, c’est Mathilde Viot qui a été choisie. Ndlf: Richard Garcia évincé de l’investiture FN dans la 7e contre-attaque

    Une éviction que le secrétaire de la 7e circonscription n’a pas digérée. « Je quitte le parti, et je réfléchis aussi à me retirer de l’équipe de campagne de Marine Le Pen », a-t-il annoncé hier, en fin de matinée. À l’issue d’une réunion au siège du parti, à Nice, il a commenté sa décision. Dans la rue, à quelques mètres de la salle où Lydia Schénardi secrétaire départementale s’apprêtait à tenir une conférence de presse.

    L’ADN du FN
   Amer, le conseiller de Marine Le Pen a une nouvelle fois dénoncé le choix du parti. « On a investi une candidate qui n’est au Front national que depuis deux mois. Il y a un an et demi (Ndlf: ce qui fait pas beaucoup non plus), je m’étais engagé parce que le FN avait un nouveau visage, mais aussi parce que je me reconnaissais dans le programme économique. Mais malgré ce nouveau visage, l’ADN existe », a-t-il commenté. Avant de fustiger un parti « verrouillé », au positionnement « vieux de 30 ans » dans les Alpes-Maritimes.   
 

   Une attaque qui vise notamment la patronne du FN 06, Lydia Schénardi. Mais hier, la secrétaire départementale du parti a tenté de reprendre la main. En mettant les points sur les i. « La commission d’investiture présidée par Marine Le Pen a tranché,a-t-elle expliqué. Les primaires n’existent pas dans notre parti. Soit on accepte, soit on quitte le mouvement. Monsieur Garcia est allé au bout de sa logique. Mais les propos qu’il a tenus à l’encontre du président d’honneur du FN (ndlf : Jean-Marie Le Pen) sont inacceptables ».
     Puis, elle a annoncé les noms des candidats du parti aux législatives. Histoire de signifier que l’incident Garcia était clos (1).  Et pourtant, dans la 7e circonscription, l‘ex-frontiste pourrait fort venir jouer les trouble-fête. « J’envisage une candidature,a-t-il annoncé hier. J’ai d’ailleurs été courtisé par d’autres partis ces derniers jours. »  – Lesquels?
Il n’en dira pas plus. Au FN, le feuilleton n’est pas terminé…

     1. Dans la 1re circonscription : Jacques Peyrat ; 2e circonscription : Jean-Marc Dejioanni ; 3e : Gaël Nofri ; 4e : Lydia Schénardi ; 6e : Hubert de Mesmay ; 7e : Mathilde Viot ; 8e : Adrien Grosjen ; 9e : Marlène Orfiza. Dans la 5e (Vardon au bal des cocus), le FN cherche une candidate.

Vardon au bal des cocus

Nice matin, le 22 janvier 2012

    5e : Vardon « prend acte » des décisions du Front national
    Le président de Nissa Rebela, candidat aux législatives dans la 5e circonscription (Nice-montagne) a appris cette semaine qu’il n’avait pas reçu l’investiture du FN qu’il sollicitait. Il ne désespère pas d’en obtenir pour le moins le soutien : « Je prends acte de cette décision, précise Philippe Vardon dans un communiqué.Les appareils partisans sont ainsi faits qu’il est normal que certaines difficultés existent quant à des rapprochements de ce type, entre des formations s’étant parfois affrontées.
Je reste néanmoins tout à fait confiant dans les décisions qui seront prises à l’avenir, et renouvelle bien évidemment mon soutien ainsi que celui de Nissa Rebela à la candidature de Marine Le Pen aux élections présidentielles. Concernant les élections législatives, je peux néanmoins déjà affirmer avoir reçu le soutien officiel de Jacques Peyrat et de l’Entente républicaine. »

 

Tensions internes au sujet du bras droit africain de Fabrice Robert

RIVAROL    N° 2986 – 11 février 2011

    Tensions internes au sujet du bras droit africain de Fabrice Robert

    Un sentiment d’exaspération touche visiblement de plus en plus de cadres et militants du Bloc Identitaire, particulièrement à Nice ou se situe le siège de l’organisation. En déclarant récemment à la journaliste Élisabeth Lévy qu’il n’excluait « ni les non blancs ni les non chrétiens » dès lors qu’ils « s’assimilaient »,    Fabrice Robert a renforcé un profond sentiment de doute au sein des cercles de son mouvement. Un sentiment qui affleurait déjà suite au rapprochement qu’il a encouragé avec l’extrême gauche laïque et la droite sioniste. Et il n’est pas infondé de se demander à notre tour quelle est « l’identité des Identitaires ». Fondée à l’origine en réaction à l’assimilation jacobine des immigrés prônée par le Front National, cette formation tenait jusqu’à présent une position proche du racialisme de la Nouvelle Droite. Elle promouvait le retour aux origines ethniques et la solidarité entre les peuples blancs du continent ainsi qu’une résistance pied à pied contre une immigration explicitement dépeinte comme menaçant le substrat biologique européen.

    La base militante de ce courant était attirée par une certaine forme de radicalité que l’électoralisme conventionnel d’un FN « républicain » avait jetée aux orties pour ne pas prêter le flanc aux accusations de racisme larvé. Depuis quelques mois la recherche de respectabilité du Bloc Identitaire, devenu parti politique, aboutit, selon certains, aux mêmes dérives que celles reprochées il n’y a pas si longtemps par leurs chefs à la direction frontiste. Les grands écarts permanents du discours identitaire déboussolent progressivement une base qui ne comprend plus quelle est la ligne politique du mouvement voire s’il y en a encore une. Les militants sont priés d’intégrer tour à tour les discours ethnoracialistes, les serments de modération républicaine, sans compter les complaisantes professions de foi judéophiles.

    Les relations discrètes avec d’éminentes personnalités de la communauté juive ou les liens cordiaux entretenus avec des militants marxistes radicalement opposés à l’Église catholique ajoutant par ailleurs à la confusion générale. Rappelons à cet égard que Pierre Cassen, figure de proue de Riposte Laïque, est issu de la Libre Pensée, un réseau trotskiste créé par le juif russe Pierre Boussel Grinberg. Cette organisation est connue pour promouvoir un athéisme très agressif en partenariat avec le Grand Orient de France. La Libre Pensée est d’ailleurs à l’origine de l’action en justice contre la présence d’une Crèche de Noël sur la place du village de Montiers dans le département de l’Oise.

    On relève également à la tête de Riposte Laïque la présence de Pierre Itshak Lurçat, alias Paul Landau, résidant actuellement en Israël. Il est régulièrement cité par les intellectuels antifascistes à l’instar de Pierre-André Taguieff. Il a également écrit un livre en partenariat avec le présentateur de l’émission talmudique du dimanche, le rabbin Josy Eisenberg. Ce dernier affirmait lors d’une conférence judaïque en présence de Jacques Attali qu’il n’y avait pas de « Français de souche, hormis peut- être les juifs de France ». Plus récemment, lors de la laborieuse allocution de Fabrice Robert aux « Assises contre l’islamisation », figurait à ses côtés un homme que certains militants niçois dépeignent comme étant son « bras droit » ou, à tout le moins, un très proche collaborateur. Il s’agit d’un métis d’origine africaine répondant au sobriquet cocasse de « Franck chocopops ». C’est un ancien militant de l’Action Française de Paris professant jadis une sorte de paganisme nordique duquel il a hérité de folkloriques tatouages scandinaves. A l’instar du militant israélite Alexandre Gitakos, on l’a dit proche un certain temps des cercles villiéristes, très sensibles à la cause israélienne comme chacun sait. Cet homme, qui ne cache pas son goût pour les jeunes femmes de souche européenne, semble incarner aux dires d’un nombre grandissant de militants identitaires une dérive qu’ils imputent à la direction actuelle dont Fabrice Robert serait, selon eux, le symbole.

                                                                                             Yann KERMADEC

Voir sur Le Bloch identitaire:Bloch Identitaire/ Marine Le Pen : Yvan Benedetti avait raison !